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Un millier de personnes ont défilé sous la neige samedi après-midi à Paris lors d'une "marche des solidarités" pour dénoncer les violences policières, les discriminations et la politique migratoire du gouvernement qui incarnent selon elles un "racisme d'Etat".

Des collectifs de soutien aux migrants et aux familles de victimes de violences policières ont ouvert la marche vers 15H00 au départ de la place de l'Opéra.

"Pas de justice, pas de paix", "Police partout, justice nulle part", "Mur par mur, pierre par pierre, nous détruirons vos centres de rétention", ont scandé les manifestants, réunis notamment à l'appel d'associations de soutien aux migrants et aux sans-papiers et d'organisations antifascistes, d'extrême gauche et anarchistes.

Des banderoles appelaient à une "riposte populaire face au racisme d'Etat, aux violences policières et contre la chasse aux sans-papiers et aux migrants, à "l'égalité des droits" et au "retrait du projet de loi asile immigration".

Des manifestants ont également affiché leur soutien aux Kurdes, notamment à Afrine, ville du nord-ouest de la Syrie encerclée par les forces turques. D'autres ont réclamé "Justiça por Marielle" ("Justice pour Marielle") en hommage à Marielle Franco, conseillère municipale de Rio de Janeiro tuée à 38 ans lors du mitraillage de sa voiture mercredi alors qu'elle revenait d'un rassemblement pour la promotion des femmes noires.

"C'est un rassemblement contre les violences policières, contre les discriminations, partout dans le monde. Marielle Franco luttait pour les droits des femmes noires, contre le racisme, contre la violence de la police et des militaires, et elle a été assassinée parce qu'elle était un symbole de tout ça", a expliqué Natalia, une étudiante brésilienne.

Un peu plus loin, Martine Davy, 54 ans, est venue dénoncer la politique "anti-migrants" de la France: "Ce n'est pas normal que des gens venus en France pour échapper à la mort meurent de froid chez nous, ce n'est pas normal qu'on enferme des enfants, des bébés dans des centres de rétention".

Non loin, une banderole du NPA (Nouveau Parti anticapitaliste) clamait: "C'est pas les réfugiés, musulmans, roms, sans papiers qui sont de trop, c'est le racisme!"