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Quelques dizaines de personnes issues de la diaspora burundaise ont manifesté, vendredi à partir de 12h30, devant l'ambassade de la Tanzanie, située avenue Franklin Roosevelt à Ixelles, contre le rapatriement forcé de réfugiés burundais sur son sol. Des drapeaux du Burundi ont été dressés en face de l'ambassade. Des manifestants arboraient des pancartes avec des messages comme "Forced repatriation is not a solution".

"Nous sommes venus pour exprimer notre douleur et faire connaître la situation dans laquelle se trouvent les réfugiés burundais en Tanzanie", a expliqué le président de l'asbl Diaspora burundaise de Belgique, Christian Ntirandekura.

"Il y a plus de 400.000 réfugiés burundais dans la région, principalement dans deux grands camps en Tanzanie. Plusieurs ont été emprisonnés par la police tanzanienne. Il y a eu des assassinats, des groupes armés viennent les terroriser et ils n'ont plus accès aux activités extérieures", a-t-il ajouté.

Les manifestants demandent à mettre en lumière cette situation afin de garantir la protection des réfugiés.

L'asbl Diaspora burundaise de Belgique enverra un courrier en début de semaine prochaine au secrétaire d'Etat à l'Asile et à la Migration, Theo Francken, pour lui demander de réintégrer le Burundi sur la liste des pays à haut taux de protection.

Elle estime en effet que la crise politique au Burundi a empiré depuis son déclenchement en 2015 et qu'il n'y a donc pas lieu de revoir à la baisse la protection accordée aux réfugiés en Belgique.

La crise est née avec l'ambition du président burundais Pierre Nkurunziza de briguer un 3ème mandat présidentiel en 2015, en violation de la Constitution. Un référendum en mai dernier a porté à sept ans le mandat présidentiel, autorisant le chef d'Etat à rester au pouvoir jusqu'en 2034.

M. Nkurunziza a toutefois annoncé qu'il ne sera pas candidat à sa succession en 2020.