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Une femme de 29 ans, passionnée par les armes à feu et la politique américaine : tel est le profil du dernier personnage à faire irruption sur la scène du psychodrame russo-américain qui empoisonne la présidence de Donald Trump. Et l’arrestation dimanche de Maria Butina, accusée de conspiration, pourrait donner une nouvelle dimension à cette saga.

Etudiante à l’American University de Washington dans un programme sur la cybersécurité (choix qui, dans le contexte actuel, ne pouvait qu’éveiller les soupçons du FBI), la jeune femme russe a très vite attiré l’attention par le talent avec lequel elle a réussi à s’introduire dans les milieux les plus influents du Parti républicain, approchant en 2016 plusieurs candidats à la présidentielle dont Donald Trump, grâce à ses contacts au sein de la NRA, le puissant lobby des armes, dont elle avait fait inviter certains dirigeants à Moscou.

Elle est aujourd’hui accusée d’avoir secrètement intrigué pour favoriser les intérêts du Kremlin, par l’entremise d’un de ses contacts privilégiés : Alexandre Torshin, 64 ans, sénateur de 2001 à 2015 dans les rangs de Russie unie, le parti de Vladimir Poutine, et ancien vice-président de la Banque centrale russe, mais aussi, selon certaines sources, rouage influent de la mafia russe, épinglé notamment dans une enquête espagnole sur du blanchiment d’argent.Ph. P.