International Une page en l'honneur de Mohamed Merah, l'auteur présumé des fusillades de Toulouse et de Montauban, avait suscité la polémique sur Facebook. 435 personnes avaient "liké" celle-ci avant qu'elle ne soit fermée sur l'instigation du ministère de l'Intérieur.

Une décision que n'approuve pas Marine Le Pen, la présidente du Front National. "Pourquoi est-ce qu'on fait supprimer cette page, parce qu'on refuse de voir la vérité? C'est-à-dire qu'on refuse de voir qu'il y a en France peut-être des centaines de personnes (...) qui considèrent que les actes criminels de M. Merah méritent d'être applaudis ?", estime celle qui sera aussi la candidate du parti d'extrême-droite à la prochaine élection présidentielle.

Pour elle, le maintien d'une telle page aurait permis "de puiser des informations" permettant de lutter contre la montée de l'islamisme radical. "Est-ce qu'on n'est pas en train de casser le thermomètre pour refuser de voir la fièvre et de la soigner?", a déclaré Marine Le Pen. "Je crois qu'il faut maintenir cette page, d'abord pour montrer aux Français ce qu'il en est, et deuxièmement pour que les services chargés de la lutte contre l'islamisme radical puissent aller y puiser toutes les informations nécessaires", a-t-elle ajouté.

La présidente du FN a ensuite commenté les mesures proposées par Nicolas Sarkozy après les tueries qui ont frappé Toulouse et Montauban. L'une d'entre-elles consistait à punir pénalement toute personne qui consultera de manière habituelle des sites internet qui font l'apologie du terrorisme ou qui appellent à la haine et à la violence. Pour Marine Le Pen, cette proposition de Nicolas Sarkozy priverait les services chargés de lutter contre le terrorisme d'avoir accès à des données importantes. "C'est une source d'information absolument essentielle, vouloir empêcher cela est d'une stupidité dramatique", a affirmé Marine Le Pen.