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"Rien ne pourra nous arrêter", a affirmé dimanche soir la chef de file de l'extrême droite française Marine Le Pen, malgré l'échec de son parti Front national (FN) à conquérir une région au second tour de l'ultime scrutin avant la présidentielle de 2017.


Battue dans le nord de la France, où elle était candidate, Marine Le Pen a dénoncé dans les appels à lui faire barrage "les dérives et les dangers d'un régime à l'agonie". La présidente du FN a été battue par un adversaire de droite en faveur duquel la gauche au pouvoir s'était désistée.


Valls: "Le danger de l'extrême droite n'est pas écarté

Le Premier ministre socialiste Manuel Valls a estimé dimanche que "le danger de l'extrême droite (n'était) pas écarté en France", malgré l'échec du Front national (FN) de Marine Le Pen à conquérir dans les urnes la moindre région.

"Ce soir, aucun soulagement, aucun triomphalisme (...) Le danger de l'extrême droite n'est pas écarté, loin de là", a-t-il réagi, en rappelant le succès sans précédent du FN au premier tour des régionales.

Arrivé en tête dans six régions sur 13 le 6 décembre, le parti de Marine Le Pen n'en a remporté aucune dimanche au second tour de cette ultime élection avant la présidentielle de 2017, selon les estimations.



Valérie Pécresse annonce sa victoire en Ile-de-France

Comme le rapporte l'agence de presse Reuters, Valérie Pécresse, chef de file de la droite et du centre en Ile-de-France, a annoncé dimanche soir sa victoire face à Claude Bartolone, qui conduisait les listes de gauche, à l'issue du second tour des élections régionales.

"Je souhaite que l'Ile-de-France devienne la première région d'Europe. Je la rêve conquérante, exemplaire", a-t-elle déclaré.


Bartolone remettra lundi son mandat de président de l'Assemblée

Comme le rapporte aussi l'agence de presse Reuters, Claude Bartolone, candidat malheureux à l'élection régionale en Ile-de-France, a annoncé qu'il remettrait lundi son mandat au président du groupe socialiste de l'Assemblée nationale afin qu'il décide de son sort de chef de cette institution.


Le Drian va cumuler les fonctions de ministre et de président de la région ouest

Jean-Yves Le Drian, vainqueur dimanche en Bretagne (ouest de la France) lors d'un scrutin régional, a confirmé qu'il serait tout à la fois président de région et ministre de la Défense. "J'ai dit aux Bretons que si j'étais candidat à la présidence de la région, c'était bien pour assurer cette présidence", a déclaré M. Le Drian sur la chaîne de télévision TF1.

Il a laissé entendre qu'en raison de la guerre engagée par la France contre le groupe État islamique, il cumulerait ce poste avec ses fonctions au gouvernement, malgré la règle de non cumul édictée par le président François Hollande.

"Il se trouve que nous sommes en état d'urgence et que le président de la République a souhaité que je continue à assurer mes fonctions de ministre le temps nécessaire, et c'est lui qui appréciera l'ampleur du temps où je resterai ministre de la Défense", a déclaré Jean-Yves Le Drian.

Depuis le 13 novembre, la France multiplie les bombardements en Irak et Syrie contre des positions du groupe État islamique qui a revendiqué les attaques ayant tué 130 personnes à Paris et fait des centaines de blessés.

Jean-Yves Le Drian, 68 ans, un proche du président français, est un homme-clé dans le gouvernement. Depuis son entrée en fonctions, il a décroché de nombreux contrats d'armement, notamment les premières ventes à l'export de l'avion de chasse Rafale. Il a noué par ailleurs des contacts personnels avec plusieurs chefs d'État, notamment en Afrique.


Victoire historique des nationalistes en Corse

Les nationalistes ont remporté dimanche une victoire historique en Corse lors d'élections régionales en France, battant nettement la gauche sortante et la droite, et reléguant l'extrême droite sous le seuil des 10%.

La liste "Per a Corsica" (Pour la Corse) a obtenu 35,50% des voix, distançant droite et gauche, tandis que le parti d'extrême droite Front national n'a obtenu que 9,80% des voix. "L'île de beauté" a régulièrement défrayé la chronique pour les actions violentes menées par les nationalistes envers les autorités françaises, avec notamment le plastiquage de bâtiments publics. "C'est la victoire de la Corse et de tous les Corses", a déclaré le chef de file nationaliste Gilles Simeoni, à l'annonce des résultats. Sa victoire a été acclamée par les cris et les chants de milliers de partisans et sympathisants agitant des drapeaux corses blancs à tête de Maure dans les rues d'Ajaccio, de Bastia et des autres villes de l'île. M. Simeoni, qui avait été élu l'an dernier maire de Bastia, a ajouté que cette élection illustre "une volonté profonde d'une véritable alternative, une soif de démocratie, de développement économique, de justice sociale". "La Corse n'est pas une simple circonscription administrative française, mais un pays, une nation, un peuple", a renchéri le dirigeant indépendantiste Jean-Guy Talamoni, dédiant cette victoire aux "prisonniers et aux recherchés".