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Melania Trump s'est de nouveau rendue jeudi à la frontière avec le Mexique, à Tucson, dans l'Arizona, pour y rencontrer des enfants sans-papiers, alors que nombre d'entre eux sont toujours séparés de leurs parents, un symbole de la crise migratoire en cours aux Etats-Unis. La Première dame des Etats-Unis doit visiter un centre des services des douanes et de la police aux frontières (CBP) et évoquer la situation à la frontière sud du pays avec les autorités locales.

Après la mise en oeuvre d'une politique de tolérance zéro début mai, les poursuites systématiques engagées contre les parents traversant la frontière avec leurs enfants avaient abouti à la séparation de plus de 2.300 mineurs en quelques semaines.

Mais cette pratique de séparation a été annulée la semaine dernière par Donald Trump face au tollé provoqué par les images d'enfants en pleurs placés dans des centres d'hébergement, parfois à des milliers de kilomètres de la frontière. La politique migratoire a aussi exacerbé les antagonismes entre partisans et détracteurs du président.

M. Trump, qui veut réduire drastiquement l'immigration, a demandé au Congrès à majorité républicaine de résoudre la question à travers une grande réforme migratoire. Mais les parlementaires n'ont pas réussi à se mettre d'accord sur un projet de loi viable et un texte de compromis a été largement rejeté mercredi par la Chambre des représentants.

La semaine dernière, Mme Trump avait déjà visité un centre à McAllen, grande ville texane, où elle avait salué "la compassion et la gentillesse" dont faisait preuve le personnel. Elle avait aussi souhaité "aider à réunir ces enfants avec leurs familles aussi vite que possible".

Sa visite surprise avait été éclipsée par une polémique vestimentaire. Elle portait à l'aller comme au retour une veste avec, écrit dans le dos en style graffiti: "Je m'en fiche complètement, et vous? ". Ce message sibyllin a suscité des interprétations contradictoires, certains assurant que c'était en référence aux enfants séparés, d'autres que le message était adressé aux médias qui critiquent l'administration Trump.

La porte-parole de Melania Trump avait assuré qu'il n'y avait aucun "message caché".