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Un mètre 80 de haut et 60 kilos. Dans le monde du mannequinat, les mensurations sont idéales. Dans la vie politique de Donald Trump, cela représentait plutôt a priori un lourd handicap. 

Le milliardaire, ouvertement misogyne, a pourtant choisi pour troisième épouse la créature qui correspond le mieux à ses critères. Une beauté froide (venue de Slovénie), mannequin de profession, businesswoman à ses heures perdues - elle a créé des sociétés de joaillerie et cosmétiques - et, surtout, mère au foyer dévouée se targuant d’aller chercher elle-même son fils Barron (10 ans) à la sortie de l’école. Avec Melania, 46 ans, à ses côtés, Donald, 70 ans, aimerait donner l’image d’une famille moderne idéale, presque normale. Sauf qu’il existe des montagnes de "mais", presque aussi imposantes que les buildings Trump

Une famille idéale ? Oui mais Barron, à peine sorti de ses couches-culottes, confie que sa tenue vestimentaire préférée est un costume trois-pièces ! Melania est une super-maman qui a décidé de mettre sa carrière entre parenthèses pour le bien-être de sa progéniture. "Il est à un âge où l’on a besoin d’avoir un parent à la maison", dit-elle, des trémolos dans la voix. L’Amérique qui fait des cookies pour son voisin la porte aux nues. Oui, mais pour tout aussi rapidement l’en faire dégringoler. Car sous ses airs de poupée russe arrachée par le prince pas très charmant à sa patrie socialiste et à sa famille modeste, Melania Trump, née Knauss, n’est pas l’héroïne naïve d’un conte de fées. Sa biographie officielle - disponible jusqu’à récemment sur son site mais depuis supprimée… - faisait mention d’études en architecture, à l’université de Ljubljana. Sauf que peu se souviennent d’y avoir croisé sur un banc son joli minois.

"Comme Betty Ford ou Jackie Kennedy"

Si une chose ne ment pas chez Melania, c’est sa beauté. Repérée à 18 ans par une grande agence de mannequins en Italie, elle construit sa carrière sur les podiums. C’est d’ailleurs lors d’un défilé à la Fashion Week new-yorkaise, en 1998, qu’elle rencontre l’influent Donald. L’histoire de princesse - toujours selon la version édulcorée officielle - veut que Melania, pas encore citoyenne américaine, ait repoussé les avances du businessman, déjà en charmante compagnie.

Mais comme Donald ne renonce jamais, il finit par accompagner la belle dans son pays, pour demander sa main à ses parents. Des beaux-parents auxquels, depuis, il ne se serait plus jamais adressé. Barrière de la langue sans doute…

On dit aussi de Melania Trump qu’elle est polyglotte. Slovène, anglais, français, serbe et allemand. Personne n’en a la preuve, étant donné le peu d’apparitions publiques auxquelles elle se prête. On peut la comprendre : quand elle prend finalement la parole, en juillet dernier lors de la première soirée de la Convention républicaine, son éloquence n’a d’égal que sa capacité à plagier… Michelle Obama.

"Mes parents m’ont bien fait comprendre ces valeurs : travaillez dur pour ce que vous voulez dans la vie", aime-t-elle clamer. C’est vrai qu’elle a mis toute son âme et tout son corps dans le travail. En témoignent ces clichés, pris dans les années 90 pour des magazines érotiques, de Melania, en partie ou complètement dénudée, seule ou accompagnée.

Sous ses airs de représentante du rêve américain, elle a su longtemps cacher sa vérité… qui ne semble pas correspondre à l’image qu’elle veut donner d’une First Lady : "Traditionnelle, comme Betty Ford ou Jackie Kennedy." Elle devrait surtout incarner une Première Dame d’apparat, belle plante déconnectée, pas préparée et en retrait. L’idéal féminin, en somme, pour Donald Trump…

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