Mélenchon: "Je souhaite qu'Hollande résiste à Angela Merkel

Christian Frantomme Publié le - Mis à jour le

International Jean-Luc Mélenchon était l'invité du journal de 20h00 de TF1. Le leader du Front de Gauche a tout d'abord rappelé que la victoire de François Hollande n'aurait pas été possible sans les 4 millions d'électeurs ayant choisi, lors du premier tour de l'élection présidentielle, d'attribuer leur voix à son parti. Ensuite, il a adressé un message en forme d'avertissement au nouveau président qui rencontrera mardi 15 mai la chancelière allemande Angela Merkel.

"Nous ne ferons jamais la politique du pire, on ne sera pas là pour harceler, mais en même temps, nous serons sans complaisance", a-t-il prévenu. "Si François Hollande propose les habituels tripatouillages du Traité de Lisbonne, de la politique d'austérité (…) nous l'affronterons", a encore ajouté le 4e homme du premier tour de l'élection présidentielle, avant de nuancer quelque peu ses propos. "Avant d'en arriver là, je souhaite d'abord qu'il tienne bon et qu'il résiste à Mme Merkel".

Plus tôt dans la journée, devant plusieurs centaines de militants du Parti de gauche et du Parti Communiste Français, Jean-Luc Mélenchon avait adressé le même type de message au président de la République. " Je dis à François Hollande : ne cède pas devant les libéraux qui ont déjà sorti les baïonnettes. Ne cède pas François et voilà quel va être le sens de notre élection", a déclaré le leader de la gauche radical en dénonçant de nouveau le fait que la Banque centrale européenne prête à 1 % aux banques de l'argent que celles-ci prêtent ensuite à leur tour aux États à des taux plus élevés.

François Hollande prendra officiellement ses fonction ce mardi matin à l'Elysée et se rendra ensuite à Berlin pour une rencontre avec la chancelière allemande. La crise aigüe qui sévit dans la zone euro sera au menu du dîner de travail entre les deux dirigeants. En fin de journée, une conférence de presse fera le point sur cet entretien.

Rappelons que François Hollande a annoncé son intention de rouvrir les négociations sur le pacte de discipline budgétaire pour y ajouter des mesures de croissance. Une idée qui n'est pas du tout du goût de l'Allemagne s'oppose fermement.

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