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La Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) a déclaré recevable, lundi à Strasbourg, la requête déposée par la famille d'un jeune militant altermondialiste tué par un carabinier en juillet 2001 à Gênes (Italie), en marge du sommet du G8.

Les parents et la soeur de la victime, Carlo Giuliani, reprochent principalement à l'Italie d'avoir violé le droit à la vie, l'interdiction des traitements inhumains et le droit à un procès équitable inscrits dans la Convention européenne des droits de l'homme.

Ils avaient été entendus le 5 décembre dernier par les juges de Strasbourg après l'introduction de leur requête le 18 juin 2002.

Carlo Giuliani, 23 ans, avait trouvé la mort le 20 juillet 2001 à Gênes lors de violents affrontements entre carabiniers et militants altermondialistes, en marge du sommet des huit pays les plus industrialisés (G8).

Lors d'une manifestation autorisée, une jeep des carabiniers avait été la cible de jets de pierres de la part des manifestants. L'un des carabiniers avait alors fait usage de son arme, atteignant Carlo Giuliani en pleine tête. En mai 2003, la justice italienne classa la procédure sans suite.

Invoquant l'article 2 (droit à la vie) de la Convention européenne des Droits de l'Homme, la famille Giuliani estime que le décès de Carlo est dû à un usage excessif de la force. Elle considère que l'organisation des opérations de maintien et de rétablissement de l'ordre public n'était pas adéquate.

Les trois requérants se plaignent aussi qu'il n'y ait pas eu une enquête effective du fait notamment de l'absence d'audition de certains témoins.