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La Cour constitutionnelle moldave a suspendu temporairement mardi les pouvoirs du président Igor Dodon, justifiant sa décision par le refus du chef d'Etat de valider la nomination de plusieurs ministres.

Igor Dodon, partisan d'un rapprochement avec la Russie, a refusé à plusieurs reprises fin décembre la nomination de cinq ministres et deux vice-ministres, proposée par son Premier ministre pro-européen Pavel Filip.

Or "le président a le droit une seule fois de refuser d'approuver la candidature d'un membre du gouvernement", a déclaré la Cour constitutionnelle, annonçant la "suspension temporaire" de ses pouvoirs.

Ces sept ministres seront nommés le 5 janvier par le Premier ministre ou le président du Parlement, Andrian Candu, a indiqué la Cour.

"C'est une grave violation des procédures judiciaires", a réagi Igor Dodon sur Facebook, estimant que "la Cour constitutionnelle, par sa décision d'aujourd'hui, entre dans la zone grise de la démocratie".

"C'est une chute déshonorante et regrettable pour un Etat démocratique", a-t-il renchéri, promettant de "ne pas céder".

Ex-république soviétique au régime parlementaire, la Moldavie est partagée entre partisans d'un rapprochement avec Moscou, qui ont porté à la présidence en novembre 2016 Igor Dodon, et ceux d'une intégration à l'Union européenne, parmi lesquels figurent des membres du gouvernement actuel.