International Ces propos sont ceux d'un propriétaire d'une maison d'hôtes sud-coréenne. Comme certains de ses compatriotes, il porte le nom d'un leader du voisin du Nord et explique comment se passe sa vie avec cette identité.

"Ce n'est pas un joli nom, mais il est très connu et influent" explique à la branche sud-coréenne de la BBC l'homonyme du leader nord-coréen, celui qui travaille en Corée du Sud dans une maison d'hôtes. "Jadis, c'était considéré comme un beau nom de garçon, qui ressemblait à celui d'une fille. Et puis il y a quelques années, les gens ont commencé à m'appeler 'camarade leader' ou 'Kim Jong-un, cher leader' " ajoute celui qui voyage énormément à travers le Sud. Et durant l'un de ces voyages, il a rencontré... Kim Jong-il. 

Il ne s'agissait évidemment pas du deuxième représentant de la dynastie des Kim, mais cela prouve que les homonymies sont nombreuses dans la péninsule. Et la BBC de donner la parole à un autre Kim Jong-il, patron d'une entreprise musicale.

"Mes parents n'ont sûrement pas dû s'en soucier énormément, et je n'ai jamais aimé mon nom. Je leur dirais : 'Pourquoi m'avez donné ce nom ?' Ca me rend mal à l'aise" confesse-t-il, en mimant le geste d'étonnement des gens quand il leur révèle son identité. "Récemment, le groupe que je dirige s'est rendu à Pyongyang et quand nous avons vérifié nos papiers à notre arrivée, très surpris, [les Nord-Coréens] m'ont simplement appelé M. Kim." Et pour cause puisque dans le régime, personne ne peut porter la même identité que les leaders.

Dans ce sujet de la BBC sud-coréenne, les trois générations de la dynastie sont évoquées puisqu'un Kim Il-sung sud-coréen témoigne également. "Si j'avais travaillé dans la politique, j'aurais changé de nom" explique ce pensionné. "Comment aurais-je pu demander aux gens de voter pour moi ? C'eut été grotesque."

Il conclut sur ce clin d’œil du hasard. "J'étais le patron d'un dénommé Kim Jong-il. C'était donc comme en Corée du Nord, avec le fils suivant les ordres de son père."