International L’ironie est cruelle. Il n’y a pas si longtemps, en mai 2016, le pays célébrait la libération de Nadia Savchenko des geôles russes. Elle y avait croupi pendant près de deux ans en tant que prisonnière de guerre, dans le cadre du conflit dans l’est de l’Ukraine. Au cours de son procès, son caractère en acier trempé et sa dénonciation de l’agression russe en avaient fait une héroïne nationale en Ukraine, dévouée et désintéressée. "Ukrainiens, je ne veux pas être votre Présidente. Mais si vous voulez que je le devienne pour le bien du pays, alors je respecterai votre volonté", avait-elle asséné dans une de ses premières déclarations de femme libre. Mais dès l’été 2016, son aura s’est assombrie de manière inéluctable.

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