Négociations au Québec : les étudiants n’ont pas encore claqué la porte

Caroline Grimberghs, envoyée spéciale à Montréal Publié le - Mis à jour le

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International Ce mardi, les discussions ont repris entre 13h et 23h, heure à laquelle les représentants étudiants ont quitté la salle déclarant qu’une proposition gouvernementale était sur la table, à laquelle ils avaient associé une série d’amendements : « Les débats reprendront mercredi en milieu de journée. Les discussions progressent et si on reste à la table c’est que l’on considère que cela en vaut la peine. Et oui, bien sûr, les frais de scolarité sont abordés » ont-ils précisé alors qu’aucune information ne filtre sur le contenu précis de ces discussions.

Une déclaration qui laisse sous-entendre que le compromis reposerait sur l’abandon, du côté des étudiants, du combat pour l’abolition de la ‘loi-matraque’.

Quoi qu’il en soit, les associations facultaires, y compris La Classe, la plus virulente des trois associations parties prenantes aux négociations, n’ont pas encore claqué la porte, ce qui, dans l’ambiance de ces dernières semaines, est déjà une avancée en soi.

Le gouvernement aurait, pour sa part, prévu de tenir un conseil des ministres spécial mercredi soir. Selon l'usage, une telle réunion débouche sur l'annonce de décisions importantes, ce qui semble indiquer que M. Charest compte présenter publiquement une nouvelle proposition pour régler le conflit. Les observateurs politiques québécois s’accordent pour dire qu’en cas d’échec des négociations, il est fort probable que le gouvernement provoque alors des élections estivales.

Les discussions ont repris ce lundi, trois semaines après la dernière tentative. Il aura fallu attendre 106 jours pour que Jean Charest s’adresse aux étudiants. Le Premier Ministre québécois s’est joint, une trentaine de minutes, à la première journée de négociations, ce lundi, entre les associations facultaires et le ministère de l’Education. Il a déclaré la rencontre « courtoise » alors qu’il avait jusqu'à présent refusé de s'asseoir avec eux, ce qui lui avait été reproché par l'opposition.

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