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Dans les jours qui ont suivi les tremblements de terre ayant frappé le Népal, les réseaux sociaux ont bruissé de nouvelles inquiétantes : la catastrophe naturelle aurait fait des centaines d’orphelins; à Katmandou, la capitale, les enfants ayant perdu leurs parents seraient de plus en plus nombreux à errer dans les rues. Pour parer à ce problème humanitaire, les orphelinats, qui sont légion au Népal (sept cents enregistrés officiellement et bien plus opérant officieusement), ont affirmé vouloir accueillir de nouveaux orphelins, tandis que d’autres établissements se disaient prêts à ouvrir. A condition, bien sûr, de recevoir des aides financières.

Venant de touristes ou des innombrables associations étrangères qui soutiennent habituellement les orphelinats népalais, les dons ont commencé à affluer en masse. Un an plus tard, le bilan sonne faux. Les données varient, mais gouvernement comme organisations internationales s’accordent à dire que les séismes ont en réalité laissé moins de deux cents enfants orphelins. C’est peu, au final, comparé aux plus de 9 000 victimes décédées sous les décombres. "Après ces rumeurs, nous avons parcouru les rues de Katmandou à la recherche des soi-disant enfants livrés à eux-mêmes. La réalité, c’est que nous n’en avons pas trouvé", raconte Martin Punaks, directeur de Next Generation Nepal (NGN).

Etrange ? Pas vraiment. Car au Népal, les orphelins ne le sont souvent pas.

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