Netanyahu n'a "pas l'intention de se taire"

AFP Publié le - Mis à jour le

International

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu se dit persuadé que le monde finira par comprendre le "bien-fondé" de ses appels à imposer des "lignes rouges" au programme nucléaire de l'Iran, et prévient qu'il "ne se taira pas" sur le sujet.

M. Netanyahu défend bec et ongles ses demandes répétées à la communauté internationale, et plus particulièrement aux Etats-Unis, de délimiter des "lignes rouges" à l'Iran, sous peine d'action militaire, dans un entretien au quotidien anglophone Jerusalem Post, publié dimanche à l'occasion du Nouvel An juif.

"J'ai commencé à parler de la menace iranienne il y a seize ans. Même si je n'étais pas une voix isolée à ce moment là, nous n'étions que quelques-uns et ensuite d'autres nous ont rejoints", a-t-il rappelé.

"Et ensuite, j'ai commencé à parler de la nécessité de sanctions économiques contre l'Iran. Je n'étais pas la seule voix mais nous n'étions pas nombreux. Maintenant je parle de +lignes rouges+ contre l'Iran. Jusqu'à présent nous ne sommes pas nombreux mais j'espère que d'autres nous rejoindrons. Cela prend du temps de persuader les gens du bien-fondé de cette politique", a-t-il ajouté. "Je pense que des limites claires doivent être imposées aux avancées de l'Iran vers l'arme nucléaire et ce n'est pas un sujet sur lequel j'ai l'intention de me taire", a-t-il ajouté.

Israël et les Etats-Unis ont publiquement croisé le fer ces derniers jours, Washington, privilégiant la diplomatie et les sanctions contre Téhéran, rejetant les demandes répétées de M. Netanyahu de fixer des "lignes rouges" au programme nucléaire iranien.

Interrogé sur sa définition d'une "ligne rouge", M. Netanyahu a expliqué qu'il fallait distinguer entre une "date-butoir qui est définie dans le temps" et une "ligne rouge qui est liée à un processus".

"Je pense que la question est de savoir quand la phase cruciale sera dépassée au-delà de laquelle il sera impossible d'empêcher l'Iran de se doter de la bombe nucléaire", a-t-il dit.

"Une ligne rouge est quelque chose que l'Iran sait ne pouvoir franchir sans en subir les conséquences. Croyez-moi quand ils la verront, ils s'arrêteront", a-t-il plaidé.

"Pour le moment, l'important est d'établir la nécessité de ce principe. Ses détails n'ont pas nécessairement besoin d'être partagés à ce stade avec le public", a-t-il poursuivi.

Les grandes puissances et Israël, considéré comme l'unique détenteur de l'arme nucléaire dans la région, soupçonnent l'Iran de vouloir se doter de l'arme atomique sous couvert de son programme nucléaire civil, ce que Téhéran nie catégoriquement.

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