International Nordahl Lelandais, principal suspect dans l'affaire de la disparition de Maëlys et mis en examen dans celle de l'assassinat du caporal Arthur Noyer, serait-il un tueur en série ?

D'après les informations relayées par Le Figaro, onze familles ayant un proche qui a disparu dans la région où aurait sévi Nordahl Lelandais se sont réunies à Lyon ce jeudi. L'objectif était de pouvoir échanger des informations afin, notamment, de demander certaines vérifications à la justice quant à l'agenda de l'ancien militaire.

L'une des affaires concerne la disparition d'Adrien Fiorello. Les faits remontent au 7 octobre 2010, date à laquelle l'étudiant de 22 ans a disparu alors qu'il était en chemin vers l'université de Saint-Etienne. En fin d'après-midi, le même jour, son téléphone avait été détecté du côté de Chambéry avant que tout signal soit perdu. Coïncidence ou preuve accablante, Nordahl Lelandais avait justement un élevage de chiens à Chambéry, à l'époque des faits. Désireuse d'obtenir des réponses, sa maman reste néanmoins prudente. "Dès que le juge nous a informés qu'il y avait peut-être des éléments à vérifier en lien avec d'autres disparitions, nous avons demandé à faire partie des remontées d'enquête. C'est une porte qui s'ouvre mais il faut être très prudent."

Au total, et de manière provisoire, ce ne sont pas moins de quatre enquêtes supplémentaires, portant sur des disparitions ayant eu lieu entre 2010 et 2016, qui ont été rouvertes. Comme le rappelle Le Figaro, "ces investigations concernent Nicolas Suppo, disparu le 15 septembre 2010 à Échirolles, Malik Boutvillain, disparu le 6 mai 2012 à Échirolles également, Stéphane Chemin, disparu le 24 septembre 2012 au Bourg-d'Oisans, et Georgette Bonnet, disparue le 9 septembre 2016 près de la commune de la Chapelle-du-Bard."

"Pour l'instant, nous n'avons aucun lien entre les personnes disparues, ni aucun lien avec Nordahl Lelandais. Cependant, elles ont eu lieu dans une zone géographique proche de celle de Maëlys ou du caporal Noyer. Il y a donc des éléments à vérifier", a tenu à préciser le procureur de Grenoble, Jean-Yves Coquillat.