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Onze militaires turcs ont été tués samedi dans plusieurs incidents, le plus lourd bilan pour l'armée turque depuis le début de son offensive contre une milice kurde dans le nord de la Syrie, le 20 janvier. 

Le Premier ministre turc Binali Yildirim a indiqué que deux militaires avaient été tués lorsque leur hélicoptère avait été abattu. "Nous avons deux martyrs", a-t-il dit. Mais il a indiqué que rien ne prouvait pour l'instant qu'il y avait eu une "intervention extérieure" à l'origine de ce crash.

L'armée turque a annoncé ensuite que neuf autres militaires avaient été tués dans divers incidents, sans fournir davantage de détails. Onze soldats ont de plus été blessés, a-t-on ajouté de même source.

La Turquie et ses alliés au sein des rebelles syriens ont lancé le 20 janvier l'opération "Rameau d'olivier" contre les Unités de protection du peuple (YPG), une force paramilitaire kurde considérée comme "terroriste" par Ankara mais qui est aussi une alliée précieuse des Etats-Unis dans la lutte contre le groupe jihadiste Etat islamique (EI).

Ankara considère les YPG comme une émanation "terroriste" du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), qui mène une insurrection armée de trois décennies contre le pouvoir central turc.

Le président Recep Tayyip Erdogan a par ailleurs déclaré que 1.141 "terroristes" avaient été neutralisés lors de l'opération engagée en Syrie, désignant de la sorte les tués, les blessés et les prisonniers. Il n'était pas possible dans l'immédiat de vérifier ce chiffre.