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Le président est en retard. Dans une pièce aux allures de studio de cinéma, d’où Petro Porochenko donne ses interviews et délivre ses allocutions télévisées, même son personnel et les agents des services secrets montrent des signes d’ennui. L’emploi du temps du président est aussi instable que le pays qu’il dirige.

Quand il arrive enfin, c’est en jeans et chemise : une présentation décontractée par un beau samedi après-midi, qui ne masque néanmoins pas son air préoccupé."Nous sommes en pleines négociations pour retirer de nouvelles catégories d’armes de la ligne de contact", la ligne de front dans l’est de l’Ukraine, explique-t-il, en s’excusant de son retard. "Mais nous n’avons pas encore la confirmation de la partie russe…", soupire-t-il de lassitude.

Elu président à une large majorité en mai 2014, Petro Oleksiyovych Porochenko, 49 ans, s’est retrouvé à la tête d’un pays exsangue, appauvri par les excès du régime corrompu de Viktor Ianoukovitch et victime d’une "véritable agression de la Russie, à commencer par l’annexion de la Crimée et l’agression de l’est de l’Ukraine", mais aussi d’une "réelle guerre commerciale, contraire aux règles de l’Organisation mondiale du commerce", et de pressions énergétiques.

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