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Au moins 35 civils afghans ont été tués et trois soldats de l'Isaf blessés dans un attentat suicide à la voiture piégée revendiquée par les talibans près d'un convoi de troupes canadiennes dans la ville de Spin Boldak, dans le sud de l'Afghanistan.

Zones tribales

Spin Boldak est une ville frontière avec la province pakistanaise du Baloutchistan, non loin des zones tribales autonomes du Pakistan, où les talibans se seraient repliés avec leurs alliés d'al Qaeda après le renversement de leur régime par une coalition internationale fin 2001.

L'attaque, perpétrée au moyen d'une Toyota Corolla, "s'est produite près d'un convoi de militaires canadiens. Trente-cinq civils ont été tués dans cette attaque et 27 autres blessés ainsi que trois soldats canadiens touchés", a annoncé le gouverneur de la province de Kandahar, Asadullah Khalid.

A Kaboul, un porte-parole de l'Isaf a confirmé que "trois soldats de l'Isaf avaient été blessés", sans en révéler la nationalité. "Selon nos informations, 22 civils ont été tués et cinq blessés, parmi lesquels quatre enfants", a ajouté le porte-parole de l'Otan.

C'est le second attentat suicide en 24 heures dans cette province.

Dimanche, un kamikaze à pied s'était fait exploser au milieu d'une foule qui assistait à un combat de chiens à la lisière de Kandahar, à une centaine de kilomètres au nord de Spin Boldak, tuant plus de 100 personnes, selon un dernier bilan.

Les talibans, par la voix d'un porte-parole Youssouf Ahmadi, ont revendiqué l'attentat de lundi. "Nous revendiquons la responsabilité de l'attaque à Spin Boldak aujourd'hui", a-t-il dit dans un appel téléphonique à l'agence France-presse.

"L'attaque a été perpétrée par Abdul Rahman, un résident de la province de Kandahar contre les forces américaines", a ajouté Youssouf Ahmadi.

Pas les talibans ?

Kandahar était endeuillée lundi au lendemain de l'attentat suicide qui a été le plus meurtrier depuis la fin 2001 mais dans lequel les talibans ont démenti toute responsabilité. (AFP)