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Un local utilisé par l'Union des étudiants juifs de France (UEJF) a été saccagé sur le site Tolbiac de l'université Paris-I et ses murs recouverts d'inscriptions "à caractère antisémite", a-t-on appris mercredi de sources concordantes.

"Alors que le site est occupé par des étudiants d'extrême gauche, notre local a été saccagé, une armoire jetée à terre, avec sur le mur des inscriptions +A mort Israël+, +vive Arafat+", a précisé à l'AFP le président de l'UEJF, Sacha Ghozlan.

Une vidéo diffusée sur le compte Twitter de l'association montre d'autres tags, tels "local sioniste raciste anti-goy" et "Palestine vaincra".


La pièce saccagée se trouve au 15e étage du centre Tolbiac-Pierre-Mendès-France de Paris-I, occupé depuis plusieurs jours par des étudiants demandant le retrait des lois ORE (Orientation et réussite des étudiants) et Asile-immigration. L'université a prévu de rouvrir jeudi matin.

Le site a suspendu les cours et les travaux dirigés depuis plusieurs jours mais il y a des allers et venues d'étudiants et de personnels de la fac, a indiqué l'université à l'AFP.

"Je demande au président de l'université d'agir rapidement pour mettre fin au blocus et mettre tout en oeuvre pour identifier les auteurs de ce saccage d'un local d'étudiants juifs parce qu'ils sont juifs", a déclaré le président de l'UEJF.

Dans un communiqué, la ministre de l'Enseignement supérieur, Frédérique Vidal, a condamné "avec la plus grande fermeté ces dégradations honteuses", à "caractère antisémite".

"En cette journée de deuil national et à quelques heures de la marche blanche en hommage à Mireille Knoll (octogénaire juive tuée à Paris, NDLR), il est plus que jamais nécessaire de replacer au coeur de notre société les valeurs fondamentales de respect, de solidarité et de fraternité", a-t-elle ajouté.


Sacha Ghozlan, qui pense que les faits se sont déroulés mercredi matin, a affirmé qu'il allait "déposer plainte au commissariat".

Ariel Goldmann, président du Fonds social juif unifié (FSJU) - qui soutient l'UEJF -, a dit à l'AFP être "extrêmement choqué par cet acte lâche qui apparait à un moment compliqué pour la Nation et les Français juifs".