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Une troisième enquête a été ouverte sur la conduite de la police britannique pendant les manifestations anti-G20 à Londres début avril, a annoncé Scotland Yard samedi alors que deux policiers ont déjà été suspendus, dont un est interrogé pour homicide involontaire.

L'IPCC, la commission indépendante étudiant les plaintes à l'encontre de la police, avait déjà ouvert une enquête après le décès de Ian Tomlinson, qui est mort d'une hémorragie abdominale après avoir été poussé à terre par un policier pendant une manifestation, à laquelle il ne participait pas, le 1er avril.

Cette affaire, à laquelle s'ajoute celle de la manifestante Nicola Fisher, qu'une vidéo montre être frappée par un policier du revers de la main, puis de d'une matraque le 2 avril, a déclenché de nombreuses critiques sur la gestion musclée par la police des manifestations contre le sommet.

Scotland Yard a annoncé samedi dans un communiqué qu'"une troisième plainte avait été confiée à l'IPCC", concernant un incident survenu le 1er avril, sans donner plus de détails.

Selon la chaîne de télévision britannique Sky News, l'enquête porte sur un homme d'une vingtaine d'années qui affirme avoir a été frappé à la tête par la police et jeté à terre pendant des manifestations.

L'IPCC a indiqué vendredi avoir interrogé pour "homicide involontaire présumé" le policier suspendu après le décès de Ian Tomlinson. Près de 150 plaintes contre la conduite de la police pendant les deux jours de manifestations anti-G20, émaillées de violences, ont été enregistrées. Environ 70 d'entre elles invoquent un usage excessif de la force de la part de la police.