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Le président américain Barack Obama arrive ce mardi soir à Bruxelles et n’y restera que 24 heures lors d’une visite chronométrée et soumise à d’importantes mesures de sécurité.

La Belgique n’est qu’une étape dans "son voyage de printemps" selon la terminologie de la Maison-Blanche. Aux Pays-Bas, il assiste jusqu’à ce mardi au sommet sur la sécurité nucléaire. Après la Belgique, il se rendra en Italie et au Vatican, où il aura un long entretien avec le Pape jeudi matin. Vendredi, il sera en Arabie Saoudite pour un entretien avec le roi Abdallah.

C’est la première fois que le président Obama vient en Belgique. Mercredi matin, il déposera une gerbe au cimetière américain de Flanders Field à Waregem, où il côtoiera le roi Philippe et le Premier ministre belge Elio Di Rupo.

A 12h45, il est attendu par les dirigeants européens au Juste Lipse pour un lunch expéditif d’une heure et quart. A 14h30, il s’adressera à la presse. Après s’être mêlé brièvement au personnel diplomatique des trois missions américaines (bilatérale, Otan et UE), il rencontrera le secrétaire général de l’Otan Anders Fogh Rasmussen avant de prononcer un discours - le seul de son périple - au Palais des Beaux-Arts sur le thème des relations transatlantiques et de la sécurité européenne.

Rien de très concret ne devrait être discuté lors de ces rencontres au galop, l’important sera d’être là et d’être vu, mais comme le dit un responsable de la Commission européenne, ce genre de réunion permet d’acter le point de vue du président américain sur pas mal de sujets.

Le "sommet" UE/USA réunira Obama, le secrétaire d’Etat John Kerry, la conseillère en sécurité nationale Susan Rice, le secrétaire au Commerce Michael Froman et l’ambassadeur à l’UE, Anthony Luzzatto Gardner. Du côté européen, il y aura Herman Van Rompuy, José Manuel Barroso, Catherine Ashton, le commissaire au Commerce Karel De Gucht et le chef de la délégation européenne à Washington, João Vale de Almeida.

Au galop avec les Européens

Pour sa première visite aux institutions européennes, il faudra faire court. Mais les Européens espèrent bien effleurer les sujets importants : le large accord d’intégration économique (TTIP) en préparation avec les Etats-Unis, les limites légales à définir dans la surveillance effectuée tous azimuts par la NSA, l’Ukraine et l’approvisionnement de l’Europe en gaz russe, le rôle des Etats-Unis pour lutter contre le changement climatique, la liberté sur Internet, la gestion des données personnelles sur le Web, l’éventuelle importation de gaz de schiste américain en Europe, ou encore, le fait que les citoyens de cinq Etats membres ont toujours besoin de visas pour entrer aux Etats-Unis.Ch. Ly.