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Le Premier ministre belge Charles Michel a rencontré jeudi son homologue canadien Justin Trudeau, en marge de l'Assemblée générale de l'ONU à New York. Le traité de libre-échange entre l'UE et le Canada (CETA) ainsi que l'avenir de l'Europe dans la perspective du Brexit ont été abordés par les deux chefs de gouvernement. Ces derniers ont tout d'abord réitéré leur conviction quant à la capacité du CETA à créer des emplois et à générer de la croissance en Europe et au Canada, alors que l'accord vient d'entrer en vigueur de façon provisoire.

Un de ses volets les plus controversés, le mécanisme de résolution des différends, devra par contre attendre la ratification par tous les Etats membres - et parfois leurs parlements régionaux - pour être d'application.

D'après Charles Michel, le CETA et les standards sociaux et environnementaux qu'il contient peuvent en tout cas "constituer un exemple pour d'autres négociations commerciales" menées par les Européens.

Lors de cet entretien, MM. Michel et Trudeau ont également évoqué les négociations en cours concernant la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne. Le Premier ministre belge a souligné "l'unité" des 27 Européens face à Londres dans le cadre de ces discussions, pilotées par le négociateur en chef de l'UE, Michel Barnier.

Dans le cadre des Nations Unies, il a par ailleurs exprimé sa conviction quant à l'importance du multilatéralisme, alors que le président américain Donald Trump a tenu mardi à la tribune de l'Assemblée générale un discours aux accents souverainistes.

"La souveraineté n'exclut pas la coopération internationale. Elle est même indispensable sur des questions tels que le climat ou la lutte contre le terrorisme", a-t-il commenté.

Outre cet entretien avec le Premier ministre canadien, Charles Michel a mené jeudi matin des bilatérales avec des dirigeants serbe, macédonien et équatorien, lors desquelles il a en particulier défendu la candidature belge pour un siège au conseil de sécurité de l'ONU en 2019-2020.