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L'Etat-major de la Défense civile cubaine a annoncé mercredi avoir déclaré l'état d'alerte dans les provinces orientales de Guantanamo, Santiago de Cuba, Granma, Holguin, Las Tunas, et centrales de Camagüey, Ciego de Avila et Villa Clara en vue du passage d'Irma à Cuba, attendu "dans les 48 à 72 heures".

Cette "phase d'alerte", qui prévoit l'évacuation de la population la plus menacée chez des proches ou vers des abris installés par les autorités, précède le danger maximum signalé par la phase d'alarme, qui prévoit notamment l'interdiction totale de la circulation et la coupure préventive des réseaux électriques.

Situées plus à l'ouest, les provinces de Sancti Spiritus, Cienfuegos et Matanzas ont été maintenues en phase "informative", qui implique une série de mesures préventives telles que la préparation d'abris, le nettoyage des rues et l'approvisionnement en vivres et combustible.

Pour l'heure, la région de La Havane et ses plus de deux millions d'habitants est maintenue en dehors du dispositif d'alerte.

L'ouragan de catégorie 5, soit le maximum sur l'échelle permettant de mesurer l'intensité des ouragans, se dirigeait mercredi après-midi vers les îles Vierges britanniques qui "seront touchées ce soir", selon Météo France.


Au moins deux morts et deux blessés graves" à St Barth et St Martin

"Au moins deux morts et deux blessés graves" sont déjà à déplorer à Saint-Martin et Saint-Barthélémy, les deux îles dévastées par l'ouragan Irma, a annoncé mercredi soir le ministère des Outre-mer à l'AFP.

"Il y a minimum un mort, on parle de deux morts et de deux blessés graves pour l'instant. Mais cela peut effectivement aller très très vite dans les changements", a aussi déclaré la ministre Annick Girardin à la chaïne BFMTV, avant de décoller pour la Guadeloupe avec de nouveaux renforts humains et matériels pour la zone et afin de faire un point de situation.

Après une visite à la cellule de crise activée au ministère de l'Intérieur, le président Emmanuel Macron avait prévenu quelques minutes plus tôt qu'il y aurait "des victimes à déplorer" et qu'il fallait s'attendre à "un bilan dur et cruel".

La ministre des Outre-mer avait reconnu auparavant "penser au pire" et se "préparer au pire" après le passage de l'ouragan, quelques heures avant de décoller pour la Guadeloupe pour faire un point de situation.

Avant de prendre l'avion, elle a insisté sur "l'urgence de porter secours, de soigner, d'évacuer si nécessaire mais surtout de faire un état des lieux, ce que l'on n'a pas à l'instant. Parce que les communications ont commencé à revenir, mais c'est compliqué de circuler, de se déplacer".

"On espère que les vents seront un peu moins forts pour faire des reconnaissances aériennes le plus vite possible", a ajouté Mme Girardin.