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Le 15ème sommet de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) s'est ouvert samedi à Dakar en présence d'une trentaine de chefs d'Etat et de gouvernement qui devront trouver un successeur au Sénégalais Abdou Diouf comme secrétaire général de l'OIF.

La cérémonie d'ouverture a été marquée par un spectacle musical et théâtral avec la participation notamment de la chanteuse belge - mais d'origine limbourgeoise - Axelle Red, de l'acteur français Charles Berling et de la chanteuse canadienne Diane Dufresne, issus des trois premiers pays contributeurs de la Francophonie.

L'Algérien Khaled, la Française d'origine indonésienne Anggun, la Béninoise Angélique Kidjo et la Sénégalaise Coumba Gawlo Seck ainsi que son compatriote et star internationale Youssou Ndour ont également chanté durant la cérémonie.

Si la capitale sénégalaise, Dakar, était pavoisée aux couleurs des pays de la Francophonie, qui représente 274 millions de locuteurs dans le monde, majoritairement en Afrique, le sommet se tient à une quarantaine de kilomètres de la ville, au Centre international de conférences de Dakar (CICD). Ce centre dernier cri est implanté sur le site de Diamniadio, en pleine campagne, mais à deux pas de la nouvelle autoroute à péage.

Les délégations ont été accueillies en grande pompe par le président sénégalais Macky Sall et Abdou Diouf, un de ses prédécesseurs, qui à 79 ans se retire de la vie publique, après être passés devant deux rangées de cavaliers en uniforme d'apparat rouge vif.

Les participants étaient priés de prendre leur température à l'entrée du centre pour vérifier l'absence de fièvre, l'un des symptômes de la fièvre hémorragique Ebola qui a fait près de 5.700 morts en presque un an, essentiellement dans trois pays proches (le Liberia, la Sierra Leone et la Guinée).

L'ouverture de ce 15ème sommet, consacré aux femmes et aux jeunes, a été marquée par la passation de relais entre Macky Sall et le président de la République démocratique du Congo (RDCà, Joseph Kabila, hôte du précédent sommet en 2012.

M. Kabila a, dans son discours, lui aussi appelé à donner une dimension plus économique à la Francophonie, au delà de ses réalisations sur le plan culturel, comme la chaîne de télévision TV5.

Le sommet doit trouver un successeur au secrétaire général de l'OIF, l'ex-président sénégalais Abdou Diouf, en poste depuis 2003. Cinq candidats sont en lice et à ce stade aucun ne se détache du lot.

Parmi eux, figurent quatre Africains: l'ex-président burundais Pierre Buyoya, l'ex-Premier ministre mauricien Jean-Claude de Lestrac, le diplomate et écrivain congolais Henri Lopes et l'Equato-Guinéen Agustin Nze Nfumu. L'ancienne gouverneure générale du Canada, Michaelle Jean, d'origine haïtienne, est aussi candidate.

Le sommet de Dakar se tient dans un contexte marqué notamment par la récente révolte populaire au Burkina Faso qui a fait partir le président Blaise Compaoré après 27 ans de pouvoir, mais aussi par la crise Ebola.

Cette épidémie a fait depuis fin 2013 près de 5.700 morts, essentiellement dans trois pays d'Afrique de l'Ouest: Liberia, Sierra Leone et Guinée.

La Belgique est représentée à la fois par le Premier ministre fédéral Charles Michel et par le ministre-président de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Rudy Demotte.