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De violents affrontements entre manifestants palestiniens et soldats israéliens ont fait lundi au moins 37 morts et des centaines de blessés dans la bande de Gaza, où les Palestiniens protestent contre l'inauguration à Jérusalem de l'ambassade américaine en Israël.

Le ministre israélien de la Défense Avigdor Lieberman avait prévenu que l'armée emploierait "tous les moyens" pour empêcher les Palestiniens de s'en prendre à la barrière frontalière, aux soldats ou aux civils israéliens riverains du territoire palestinien. Le gouvernement palestinien, de son côté, accuse Israël de commettre un "horrible massacre".

L'ONU "particulièrement inquiete" de la situation

Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, s'est dit lundi "particulièrement inquiet" de la situation à Gaza où au moins 37 Palestiniens ont été tués par des tirs israéliens lors de manifestations contre l'inauguration de l'ambassade américaine à Jérusalem. "Nous voyons une multiplication des conflits, les vieux conflits semblent ne jamais mourir - je suis particulièrement inquiet aujourd'hui au vu des nouvelles de ce qui se passe à Gaza, avec un nombre élevé de personnes tuées", a déclaré M. Guterres à la presse à Vienne.

"L'UE exhorte à "la plus grande retenue"

Nous demandons à toutes les parties d'agir avec "la plus grande retenue afin d'éviter des pertes de vie humaine supplémentaires", a affirmé la chef de la diplomatie européenne Federica Mogherini dans un communiqué.

Le ministre belge des Affaires étrangères Didier Reynders (MR) a appelé, sur Twitter, Palestiniens et Israéliens "à éviter à tout prix l'usage disproportionné de la violence et à renouer au plus vite le dialogue en vue d'un accord qui apporte une solution durable au conflit".


Le gouvernement britannique a appelé lui aussi au "calme" et à la "retenue". "Nous nous inquiétons des informations faisant état de violences et de pertes humaines à Gaza. Nous appelons au calme et à la retenue pour éviter des actions destructrices pour les efforts de paix" dans la région, a déclaré un porte-parole de la Première ministre Theresa May lors d'un point presse.

Pour la Turquie, les Etats-Unis partagent la responsabilité du "massacre"

La Turquie a estimé lundi que les Etats-Unis partageaient la responsabilité du "massacre" à Gaza. "L'administration américaine est autant responsable qu'Israël de ce massacre", a déclaré le porte-parole du gouvernement turc, Bekir Bozdag, sur Twitter.

Amnesty dénonce une "violation abjecte" des droits de l'Homme

"Nous assistons à une violation abjecte du droit international et des droits de l'Homme à Gaza", a dénoncé l'organisation sur Twitter. "Ceci doit cesser immédiatement", a-t-elle ajouté.

Les Etats-Unis affirme "un engagement pour la paix"

Pendant ce temps-là, le Président des Etats-Unis, Donald Trump a annoncé que "les Etats-Unis restent pleinement engagés à faciliter un accord de paix durable". Le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo a lui aussi réaffirmé cet engagement mais sans son court communiqué ne fait aucune référence aux dizaines de Palestiniens tués lundi dans la bande de Gaza