International Un traité ultra-consensuel a été ratifié en septembre 1990 par 20 pays membre des Nations unies. Il s'agit de la Convention relative aux droits de l'enfant. Depuis, presque l'ensemble des pays du monde l'a signé. 
Presque, oui, car sur les 193 États officiellement reconnus par la Communauté internationale, seuls les Etats-Unis font figure d'exception.

Si la convention n'a pas été ratifiée, alors qu'elle avait été signée en 1995 - ce qui demeure un engagement purement symbolique -, c'est parce que quelques États des États-Unis rejetaient certains points de celle-ci, dont l'interdiction de la condamnation à mort des mineurs ainsi que l'impossibilité de condamnation à perpétuité réelle des mineurs.

> Relire: Des enfants migrants retenus dans des cages en fer aux Etats-Unis.

Mais si les États-Unis ont finalement aboli la condamnation à mort de mineurs à partir de 2005, il est toujours possible de condamner des mineurs à perpétuité.

Dans le reste du monde, les derniers pays signataires qui ont ratifié tardivement la convention sont les suivants:

- Somalie: convention signée en 2002, ratifiée en 2015.

- Le Soudan du Sud: convention signée en 2011 (en même temps que son indépendance), ratifiée en 2015.

- La Palestine: si l'État n'est pas officiellement reconnu par tous les États de la Communauté internationale, il a ratifié la convention en 2014.

On peut se rendre compte de la considération américaine pour les mineurs. Dès lors, la récente controverse par rapport aux conditions de détention d'enfants de migrants prend une autre dimension. Et elle n'en est pas moins insupportable, surtout lorsqu'elle est inscrite dans une logique défiant tout respect aux droits de l'enfant.