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Un véhicule a foncé sur deux abris d'autobus lundi matin à Marseille, dans le sud de la France, tuant une femme et blessant un piéton avant d'être intercepté par la police qui a interpellé le conducteur, selon des sources policières.

Dans un pays traumatisé par une série d'attentats depuis deux ans, les autorités ont rapidement écarté la piste terroriste.

"Il n'y a aucun élément permettant en l'état de qualifier cet acte d'acte terroriste", a précisé le procureur de la République de Marseille Xavier Tarabeux.

L'enquête "s'oriente plutôt vers une piste psychiatrique", a déclaré à l'AFP le procureur. "On a retrouvé sur lui un courrier en lien avec une clinique psychiatrique et l'on s'oriente plutôt vers cette piste", a-t-il ajouté.

Les faits ont eu lieu entre 6H30 et 7H30 GMT. Un fourgon Renault Master a foncé sur un premier abribus dans le 13e arrondissement de la ville faisant un blessé grave, puis sur un autre abribus dans le 11e arrondissement, tuant une femme qui y patientait seule.

Julien Ravier, maire des 11e et 12e arrondissements, a précisé sur la chaîne BFMTV que la victime décédée était âgée d'une quarantaine d'années.

Le véhicule en cause a quelques minutes plus tard été immobilisé par la police sur le Vieux-Port, au coeur de cette grande ville de la côte méditerranéenne, et la brigade anti-criminalité a procédé à l'interpellation du conducteur.

"Opération de police en cours", a twitté peu après la police du département.

Selon des journalistes de l'AFP sur place, le secteur du Vieux-Port est complètement bouclé, avec de nombreux effectifs de police ainsi que des pompiers et des militaires.

L'homme interpellé, âgé d'environ 35 ans, ne serait pas marseillais. Les polices judiciaires de Marseille et de Lyon ont été saisies.

Deux attaques avec des véhicules-bélier, revendiquées par le groupe jihadiste Etat islamique, avaient fait 14 morts et une centaine de blessés jeudi à Barcelone et vendredi à Cambrils, sur la côte catalane en Espagne.

Ce type d'attaque s'est multiplié en Europe depuis le sanglant attentat de Nice (sud-est de la France), perpétré au volant d'un camion, qui avait fait 86 morts le 14 juillet 2016.

En France, six militaires ont été blessés début août en région parisienne, délibérément renversés par une voiture. Le conducteur présumé - un Algérien de 36 ans - a été blessé lors de son arrestation.