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Une cagnotte de plus de 545.000 euros a été constituée pour soutenir les grévistes de la SNCF. Une somme conséquente destinée aux syndicats impliqués dans la grève. On dénombre plus de 15.000 participants. 

Mise en route au début de la mobilisation, le 23 mars, la cagnotte lancée sur le site Leetchi est l'initiative du chercheur, sociologue et historien Jean-Marc Salmon. L'appel a initialement été publié sur Mediapart où le nom de l'instigateur figure aux côtés de ceux d'intellectuels. On peut y lire "nous avons de la sympathie pour les cheminots grévistes. Ils défendent un de nos biens communs, une entreprise de service public que le gouvernement cherche à transformer en 'société anonyme'".

Les commentaires prennent principalement deux directions qui se rejoignent. Dans l'une, un soutien sans concession aux grévistes et au service public, dans l'autre, une critique acerbe du gouvernement Macron. Des retraités, des étudiants, des travailleurs dans le secteur privé, des enfants, frères ou sœurs de cheminots dépensent 5, 100 voire même 500 euros pour soutenir la cause.

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Un coût pour la SNCF mais aussi pour les syndicats

L'argent récolté sera directement versé aux fédérations des cheminots, après déduction faite des frais de la plateforme Leetchi. La répartition des sommes se fera en fonction des résultats obtenus par les différents syndicats aux élections professionnelles.

Pendant cette mobilisation organisée par alternance jusque fin juin, les cheminots ne touchent pas leur salaire, leurs primes mensuelles sont réduites et leurs jours de RTT sont décomptés. La SNCF décidant de considérer la grève comme un seul mouvement bien qu'il soit entrecoupé, elle s'assure de ne pas avoir à payer les grévistes. Et ce pendant leurs jours de grève et partiellement pendant les jours de repos, ceux-ci n'étant défrayés que proportionnellement aux jours prestés effectivement par le travailleur.

La grève coûte cher à la SNCF, mais c'est également le cas pour les syndicats. Ils sont plusieurs à posséder ce que l'on appelle des "caisses de grève". Celles-ci permettent d'assurer aux grévistes un salaire durant la grève. Les modalités et montants varient d'un syndicat à l'autre. Cette grève souffre déjà de sa durée. Les syndicats n'auront peut-être pas les fonds nécessaires à couvrir les compensations de salaires, c'est pourquoi cette campagne obtient un soutien si grand.