International

Le ministre de la Justice Koen Geens a confirmé mercredi au parlement les rumeurs sur la mort d’Oussama Atar, dans une réponse à une question du député Georges Dallemagne.

Selon M.Geens, plusieurs services de renseignement étrangers ont indiqué à la Sûreté de l’Etat qu’Oussama Atar pourrait avoir été tué lors de combats en Syrie. Selon l’Express, qui cite une source au sein des services de renseignement français, il serait mort dans une frappe aérienne « entre l’été et l’automne 2017 ». D’autres services penchent pour une mort plus tardive.

La Sûreté de l’Etat reste toutefois prudente. Dans certains cas, des preuves ADN existent du décès d’un djihadiste, mais ce n’est évidemment pas le cas ici.

Le Belgo-Marocain de Laeken est considéré par les enquêteurs comme un des coordinateurs depuis la Syrie des attentats dans les capitales belge et française.

Washington le soupçonne d’avoir monté le réseau européen de l’Etat islamique (EI) et d’avoir recruté et préparé deux des artificiers auteurs des attentats à Bruxelles en mars 2016. C’est pourquoi, en juin 2017, il a été placé - tout comme Salah Abdeslam et Mohamed Abrini - sur la liste des « dirigeants et agents » de l’Etat islamique du Département d’Etat américain.

L’instruction à son sujet est toujours ouverte, a précisé le ministre Geens.