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Le secrétaire américain au Commerce, Wilbur Ross, qui négocie actuellement avec les partenaires commerciaux des Etats-Unis, a encore des liens financiers avec des entreprises dont des sociétés d'Etat chinoises, selon le magazine Forbes lundi, qui pointe du doigt un potentiel conflit d'intérêts.

Wilbur Ross, un ancien banquier et investisseur, a techniquement retiré ses investissements personnels dans des entreprises quand il est devenu ministre mais ses investissements ont été transférés vers des membres de sa famille, révèle le magazine qui a obtenu de nouveaux documents du bureau des pratiques éthiques.

Forbes souligne que ces transferts ne sont pas illégaux mais Wilbur Ross se serait rendu, selon le magazine, coupable de mensonge en déclarant, en novembre 2017, au bureau fédéral chargé des questions éthiques avoir mis un terme à tous les investissements --conformément à ses engagements -- alors qu'il détenait encore plus de 10 millions de dollars d'actions dans la société d'investissement Invesco.

Un porte-parole de Wilbur Ross a démenti cette information auprès de Forbes: "le secrétaire n'a pas menti". Ce porte-parole a également souligné que le secrétaire avait transmis des documents amendés qui sont actuellement examinés par le bureau fédéral des questions éthiques.

Début novembre, le magazine Forbes avait révélé que le secrétaire au Commerce avait exagéré sa fortune et que celui-ci n'était finalement pas milliardaire.

Le nom du secrétaire au Commerce avait également été cité quelque temps plus tôt dans l'affaire des "Paradise papers".

D'après les informations diffusées à l'automne par le Consortium international des journalistes d'investigation (ICIJ), regroupant 96 médias de 67 pays, Wilbur Ross, a gardé 31% des parts de Navigator Holdings, une société de transport maritime dont un des principaux clients est l'entreprise russe de gaz et produits pétrochimiques Sibur.

Or, parmi les propriétaires de Sibur, figurent Guennadi Timtchenko, un proche du président russe, sanctionné par le Trésor américain après l'annexion de la Crimée, ainsi qu'un gendre de Vladimir Poutine, selon le New York Times.

Wilbur Ross avait alors assuré qu'il n'y avait "absolument rien de répréhensible". Il avait toutefois ajouté qu'il allait "probablement" céder le reste de ses parts dans Navigator.