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"On met un pognon de dingue dans les minima sociaux et les gens ne s'en sortent pas", s'est enflammé mardi soir Emmanuel Macron, dans une vidéo qui le montre en train de peaufiner son discours devant la Mutualité mercredi.

Dans cette vidéo tweetée par sa directrice de la communication Sibeth Ndiaye, il résume sa philosophie devant ses collaborateurs dans un langage familier, à quelques heures d'un discours "stratégique" sur sa politique sociale prévu à Montpellier, mercredi vers 11h30.


"Le Président ? Toujours exigeant. Pas encore satisfait du discours qu'il prononcera demain au congrès de la Mutualité, il nous précise donc le brief ! Au boulot !", a tweeté sa conseillère en postant la vidéo.

"Je vais faire un constat qui est de dire: on met trop de pognon, on déresponsabilise et on est dans le curatif. Toute notre politique sociale, c'est qu'on doit mieux prévenir -- ça nous coûtera moins, ensemble -- et mieux responsabiliser tous les acteurs", s'écrie le président.

"On met un pognon de dingue dans les minimas sociaux et les gens ne s'en sortent pas. Les gens pauvres restent pauvres, ceux qui tombent pauvres restent pauvres. On doit avoir un truc qui permet aux gens de s'en sortir. Par l'éducation...", poursuit-il avec ardeur.

"Il faut prévenir la pauvreté et responsabiliser les gens pour qu'ils sortent de la pauvreté. Et sur la santé c'est pareil. Tout le système de soins que je veux repenser, c'est aller vers plus de prévention pour responsabiliser, y compris les acteurs de soins", ajoute le chef de l'Etat.

"C'est dans cette optique là qu'on fait le reste à charge zéro". "C'est une politique de responsabilité car tout le monde va au pot", je demanderai des efforts aux mecs qui font des lunettes, aux types qui font des verres... Là c'est cohérent. Sinon vous n'aviez pas de fil directeur... C'était de la lasagne à la féta avec de la paella !", conclut-il.

Emmanuel Macron veut expliquer le cadre de sa politique sociale, alors qu'au sein même de sa majorité, certains lui réclament une politique plus sociale et moins libérale.

Depuis un mois, l'exécutif évoque une réforme des aides sociales pour les rendre plus "efficaces", laissant planer la possibilité d'économies budgétaires. Selon le Canard Enchaîné, dans le cadre du rapport Cap 22, Bercy envisagerait 7 milliards d'euros d'économies, ce qu'Edouard Philippe a démenti.