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Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé jeudi que l'Iran avait franchi une "ligne rouge" en tirant, selon lui, des roquettes depuis la Syrie sur la partie du Golan occupée par Israël, des frappes suivies par une riposte israélienne dans ce pays. 

"Notre réaction a été en conséquence. Tsahal (l'armée israélienne, ndlr) a mené une attaque de grande envergure contre des objectifs iraniens en Syrie", a déclaré M. Netanyahu dans une vidéo sur son compte Twitter en soulignant qu'"aucune" des roquettes n'avait atterri en Israël.

"Nous sommes engagés dans une bataille prolongée. Notre but est clair: nous ne laisserons pas l'Iran s'établir militairement en Syrie", a réaffirmé le Premier ministre dont c'était la première réaction publique après les dizaines de raids menés à l'aube par Israël en Syrie.

"Nous frapperons au centuple tous ceux qui nous attaqueront. Et nous agirons contre ceux qui se préparent à nous attaquer avant qu'ils passent à l'acte. C'est ce que nous avons fait et ce que nous continuerons à faire", a-t-il également prévenu.

Israël a mené dans la nuit de mercredi à jeudi des dizaines de raids aériens meurtriers contre des cibles présentées comme iraniennes en Syrie, affirmant agir en représailles à des tirs de roquettes iraniennes contre la partie du Golan sous son contrôle.

Si leur paternité était confirmée, les tirs de roquettes depuis la Syrie seraient la première attaque directe de la part de l'Iran contre des positions israéliennes dans la confrontation à distance depuis plusieurs décennies entre les deux pays.

La riposte israélienne est quant à elle d'une intensité exceptionnelle sur le sol syrien depuis le début de la guerre civile en 2011.