International Donald Trump a rencontré des représentants de l'industrie du jeu vidéo ce jeudi. Le but était de voir s'il y avait ou non un lien entre la violence présente dans les jeux vidéo et les fusillades, comme celle de l'école de Parkland qui a fait 17 morts le 14 février dernier. Pour le président américain, ce lien est indiscutable.

D'entrée de jeu, Donald Trump et ses conseillers ont montré une vidéo d'extraits de scènes de jeu ultraviolentes, issues de succès comme Call of Duty, Wolfenstein ou encore Fallout. " Ces scènes de jeu vidéo ont été trouvées sur YouTube. Elles contiennent de la violence extrême, du gore intense et des conduites criminelles. Leurs contenus n'est pas adapté aux enfants", tel était le message qui accompagnait cette vidéo, publiée sur le compte YouTube de la Maison Blanche.



Parmi les personnes présentes lors de cette réunion, on pouvait retrouver les dirigeants des principaux éditeurs mondiaux de jeux vidéo à caractère violent : Rockstar Games (éditeur de la saga GTA) ou encore Bethesda Softworks (éditeur de Wolfenstein, Doom et Fallout). Le responsable de l'Entertainment System Rating Board, l'organisme qui classifie par âge les jeux vidéo, était également présent.

Aucune preuve scientifique

Selon un communiqué de la Maison Blanche, la réunion " s'est centrée sur la question de savoir si les jeux vidéo violents, dont ceux qui simulent graphiquement le fait de tuer, désensibilisent notre communauté à la violence". Elle relate également que le président a " relevé que certaines études indiquent qu'il existe une corrélation entre violence des jeux vidéo et violence réelle".

L'Entertainement Software Association (ESA), le plus gros lobby du jeu vidéo, a mis en avant les nombreuses études qui démontrent qu'il n'existe aucun lien entre les jeux vidéo et la violence des joueurs. L'ESA a également rappelé que leur " système d'évaluation aide efficacement les parents à faire des choix éclairés".

De l'autre côté de la table, le discours n'est pas le même. Le président du Media Research Council, Brent Bozell, aimerait une " réglementation plus dure" de l'industrie du jeu vidéo. Le sénateur Marco Rubio ne voit pas de lien direct entre la tragédie de Parkland et les jeux vidéo mais aimerait que les " parents soient conscients des outils à disposition pour contrôler ce à quoi leurs enfants sont exposés".

Depuis des années, les deux partis sont entrés dans un dialogue de sourds. En 2012, après le drame de Sandy Hook qui avait fait 28 morts, Donald Trump avait déjà montré une certaine méfiance à l'égard des jeux vidéo. " La violence et la glorification dans les jeux vidéo doivent être arrêtées - cela crée des monstres !"