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Près de sept ans après le 11 septembre 2001, des questions troublantes demeurent sur ces attentats qui firent près de 3 000 morts à New York, à Washington et à Shanksville, en Pennsylvanie, aux Etats-Unis.

Certaines interrogations ont été rapidement balayées par des témoignages et expertises de première main, tout en continuant à fleurir sur des sites Internet conspirationnistes. Personne ne semble ainsi se demander, sur ces sites, où est passé le Boeing 77 d'American Airlines si celui-ci ne s'est pas écrasé sur le Pentagone.

Mais d'autres interrogations restent en suspens. La Commission d'enquête parlementaire américaine d'août 2004 n'a pas répondu à toutes les questions que pose l'opinion publique aux Etats-Unis. Du coup, de nombreuses associations se sont créées, dont "le mouvement pour la vérité sur le 11/9". Ils se définissent comme des "Truthers", des chercheurs de vérité. Il y a parmi eux des scientifiques reconnus comme Steven Jones.

La thèse de la démolition

L'un des plus grands mystères - d'un point de vue technique - est l'effondrement du WTC 7, le "Salomon Brothers", un immeuble de 47 étages qui s'effondra à la verticale sept heures après la chute de la deuxième tour.

Un ingénieur belge, de formation agronome et par ailleurs conseiller Ecolo à Chaumont-Gistoux, Jean-Luc Guilmot, et l'eurodéputé italien Giulietti Chiesa, ex-correspondant de l'"Unita" et de "La Stampa" à Moscou, ne croient pas à la thèse d'un effondrement par incendie.

Au cours d'une conférence de presse, mercredi à Bruxelles, ils ont repris et défendu la thèse d'une "démolition contrôlée". Opérée par qui ? Ils ne l'ont pas dit hier. Mais il ne faut pas être grand clerc pour comprendre qu'ils partagent la thèse que ces attentats ont été mis sur pied par l'ultradroite américaine qui aurait voulu, par une action spectaculaire, multiplier le budget du Pentagone et lancer une guerre en Irak, en Afghanistan, voire en Iran. Dans des vidéos, Ben Laden a pourtant revendiqué à plusieurs reprises les attentats du 11 septembre.

Leur démarche, cependant, se veut scientifique. "Jamais un gratte-ciel à structure en acier et en béton ne s'est effondré sous l'emprise du feu, fut-il majeur", a dit Jean-Luc Guilmot, qui s'était déjà fait entendre en 2006 sur les risques engendrés par les ondes de la téléphonie mobile. "Le bâtiment est tombé en 6,5 secondes. Les colonnes d'acier n'ont quasiment offert aucune résistance à la chute". Par ailleurs, disent-ils, une centaine de témoins affirme avoir entendu des explosions. Enfin, on a retrouvé dans les décombres des traces de thermate, une variante militaire du thermite qui est utilisé par les démolisseurs pour détruire des immeubles à structure d'acier. Ce dispositif, s'il a bien existé, n'a pas pu être installé rapidement dans la journée du 11 septembre.

Pour ne rien gâcher, le bâtiment abritait des organismes très sensibles de l'Etat américain, dont l'antenne de la CIA à New York, des archives de la SEC (Security and Exchange Commission) et des bureaux du Département de la Défense. "Puisqu'al Qaeda n'avait pas accès à ce bâtiment sécurisé, qui a participé à ce complot ?", demande Jean-Luc Guilmot, qui a fait un long exposé mercredi devant deux journalistes. "Si 20 pc de ce que vous dites est vrai, on aurait dû avoir une armée de journalistes demandant pourquoi la Commission n'a pas fait son travail. Toute la presse mondiale a accepté la version officielle", a renchéri l'eurodéputé italien Chiesa.

Un rapport cet été

Dans un rapport préliminaire, le National Institute of Standards and Technology (NIST), une agence fédérale, a établi que la tour du WTC 7 s'était effondrée à partir d'une défaillance dans une colonne centrale située non loin du 13è étage. Mais son rapport final, plusieurs fois reporté, n'est attendu que cet été.

Le web abonde de sites mettant en cause l'interprétation officielle sur les attentats du 11 septembre. Le site www.hoaxbuster.com aide à y voir plus clair.

Vidéo du 11 septembre fournie par ReOpen911