International Emmanuel Macron passe ses premières vacances d'été présidentielles à Marseille en compagnie de son épouse Brigitte, selon le Journal du Dimanche.

Le couple présidentiel séjourne "dans une résidence dotée d'une grande piscine, discrètement blottie au bout d'une impasse sur les hauteurs de la ville", précise le journal dominical.

Interrogé par l'AFP, l'Elysée s'est refusé à confirmer l'information, répétant que le chef de l'Etat passait ses vacances "en France" et qu'il restait "mobilisable à tout moment", sans plus de précisions sur la durée et le lieu de cette villégiature.

"Jogging sur la plage du Prado, visite privée du château de la Buzine, le 'château de ma mère' immortalisé par Marcel Pagnol, et balade sur l'esplanade des Moulins à Allauch pour admirer le panorama", écrit pour sa part le JDD.

"Un bon coup politique"

Pour Le Parisien , le choix de Marseille n'est pas innocent en terme de communication pour Emmanuel Macron. "Lui, à qui le costume d'énarque-technocrate très 'parisien' colle toujours à la peau, a choisi pour ses vacances une ville à l'image populaire", écrivent nos confrères. Ceux-ci rappellent que la cité phocéenne est "à mille lieues du clinquant de Saint-Trop".

"Marseille, c'est un bon coup politique. Il y a un million d'habitants. Les gens sont vachement fiers qu'il soit ici, et ce quelle que soit leur couleur politique", assure pour sa part Bernard Tapie, ancien patron de l'OM (club que supporte Emmanuel Macron), dans les colonnes du Parisien.

Certains estiment en outre que le président français se positionnerait déjà en vue des prochaines élections municipales, fixées en 2020. Puisque le maire actuel Jean-Claude Gaudin (LR) a annoncé qu'il prestait son dernier mandat et que Jean-Luc Mélenchon pourrait vouloir lui succéder, Emmanuel Macron enverrait un message clair aux électeurs marseillais. Interrogé par Le Parisien, Jean Viard, sociologue partisan de Macron, précise que "la question de l'avenir politique de la ville est en jeu".

Retour aux affaires le 28

Après une pause estivale d'une quinzaine de jours, l'exécutif se retrouvera pour un séminaire gouvernemental lundi 28 août avant un Conseil des ministres de rentrée, le 30.

Critiqué pour avoir pris des vacances trop longues (19 jours) en 2012, son prédécesseur François Hollande avait réduit drastiquement ses congés les étés suivants (entre 7 et 10 jours de 2013 à 2016), raccourcissant également les vacances des ministres. La norme des précédents présidents, Nicolas Sarkozy et Jacques Chirac, se trouvait autour de 20 jours.