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Depuis qu’une rencontre avec Kim Jong-Un a été annoncée et qu’une détente semble amorcée dans la péninsule coréenne avec la promesse, vague et ambiguë, d’une dénucléarisation du régime communiste, Donald Trump ne cesse de revendiquer les honneurs dus à un président américain qui, selon lui, aura accompli ce qu’aucun de ses prédécesseurs n’aura pu ou voulu faire.

S’il reste à voir ce que Donald Trump pourra réellement obtenir de Pyongyang, et si Washington n’a curieusement formulé jusqu’ici aucune "initiative américaine" (sous la forme d’objectifs de négociation, à défaut de plan global pour l’avenir des deux Corées), on n’en est pas moins frappé par la différence de traitement entre la Corée du Nord et l’Iran. Autant le Président a accueilli avec ferveur la perspective d’un sommet avec le numéro un nord-coréen, autant il ne semble vouloir à aucun prix d’un dialogue avec les autorités iraniennes. Il n’est question, au contraire, que de réduire en charpie le traité péniblement conclu en 2015 sur le programme nucléaire de Téhéran.