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Ça y est, le F-35, candidat au remplacement des F-16 belges, a effectué son baptême du feu, mais pas avec l’US Air Force : “Nous avons effectué la toute première frappe opérationnelle du F-35”, a dit mardi le général major Amikam Norkin, chef de la Force aérienne israélienne (IAF), qu’il qualifie lui-même de “pionnière”. 

Selon lui, il y eut deux engagements de F-35I, la version améliorée par Israël, au “Moyen-Orient”,sans plus de précision. Cette information, le claironnant général Norkin l’a donnée devant un parterre galonné d’une vingtaine de commandants d’armées de l’air. Rassemblés à l’occasion du 70e anniversaire de l’IAF, ils viennent des États-Unis, d’Inde, de France, d’Allemagne, du Canada, du Vietnam… 

Le patron de la Force aérienne belge en visite en Israël

La Belgique est représentée par le général Frederik Vansina, patron de la Force aérienne, présent “par politesse et pour entretenir de bonnes relations avec Israël.” En effet, l'État hébreux autorise son survol par les avions belges pour ravitailler les troupes lorsqu’elles sont déployées en Jordanie. Lors de cette conférence, Marillyn Hewson, CEO de Lockheed Martin, est venue expliquer les mérites des avions dits de cinquième génération, comme le F-35. 

Mais, selon le général Vansina, l’échange d’informations avec les militaires israéliens est l’aspect le plus important, dans la mesure où ils font face à une menace croissante– la défense antiaérienne russe en Syrie – à laquelle les pays occidentaux risquent d’être un jour confrontés. Au menu de la visite, mercredi, un vol en “Lavi” M-346 Aermacchi, biplace d’entraînement, avec pour escorte de prestige, un F-35I “Adir” de la 140e (“Golden Eagle”) escadrille israélienne., et un F-15I, “très impressionnant”, selon le général Vansina.