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Huit suspects vont être présentés à un juge dans le cadre de l'enquête sur le groupe d'un ex-militant d'ultradroite soupçonné d'avoir envisagé un attentat visant notamment des hommes politiques et des mosquées en France, a indiqué samedi le parquet de Paris.

Agés de 17 à 29 ans, les suspects doivent être présentés samedi devant un juge d'instruction en vue de leur inculpation pour "association de malfaiteurs terroriste en vue de la préparation d'un ou plusieurs crimes d'atteintes aux personnes", a précisé le parquet qui a requis le placement en détention provisoire de sept d'entre eux.

Les services antiterroristes avaient mené mardi un coup de filet dans l'enquête visant Logan Alexandre Nisan, ex-militant de l'organisation royaliste Action Française, interpellé fin juin à Vitrolles (sud-est) et inculpé dans cette affaire.

Parmi les dix personnes interpellées, deux ont été relâchées, dont la mère de Logan Alexandre Nisan.

La justice soupçonne les huit suspects, dont trois mineurs, d'être membres du groupe "OAS" fondé par le jeune homme de 21 ans, organisation qui avait eu "pour projet de commettre des actions violentes aux contours imprécis", a souligné une source proche du dossier.

Parmi les cibles potentielles, le groupe envisageait de s'en prendre à des "lieux de culte", notamment des mosquées, des "hommes politiques", des "personnes d'origine nord-africaine ou personnes noires" et des "militants anti-fascistes", a détaillé cette source.

"L'organisation prévoyait des achats d'armes et d'effectuer des entraînements paramilitaires. Certains d'entre eux s'étaient déjà entraînés aux tirs", a relaté la source.

Le groupe projetait également "de racketter des chefs d'entreprises afin de financer l'organisation et notamment des achats d'armes". Un véhicule avait été volé à cet effet.

Le groupe s'était baptisé "OAS", sigle de l'Organisation de l'armée secrète responsable d'une campagne sanglante contre l'indépendance de l'Algérie au début des années 1960.