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Le président destitué de la Catalogne, Carles Puigdemont, en exil en Belgique, a appelé mardi soir via un message vidéo "tous les démocrates de l'UE" à "ne pas laisser tomber les Catalans". "Si vous le faites, c'est aussi la démocratie que vous laissez tomber, car c'est elle qui est actuellement en jeu en Espagne". La vidéo était montrée à la réception de Nouvel An de la N-VA de Louvain, évènement auquel Puigdemont devait participer mais pour lequel il s'est finalement fait remplacer par l'ex-ministre catalan de la Santé, Toni Comin. Le leader des indépendantistes catalans a répété qu'il estime que les problèmes politiques, dont celui du désir d'autodétermination, nécessitent des réponses politiques et non judiciaires. "Si un seul homme est esclave, personne ne peut être libre", a estimé l'homme politique.

Ce dernier entretient le mystère sur l'endroit précis où il se trouve, et Toni Comin n'a pas voulu faire de commentaire à ce sujet mardi.

Dans sa propre allocution, il s'en est pris avec virulence au gouvernement espagnol, accusé de ne pas respecter la démocratie en ne reconnaissant pas les résultats des récentes élections catalanes. Il s'est ouvertement interrogé sur le place de l'Espagne dans l'UE, "dont une des conditions est d'être un pays démocratique".

"Au contraire du Québec ou de l'Ecosse, par exemple, l'Espagne a agi de manière très répressive, envers une région désireuse d'indépendance. De toutes les options ouvertes pour réagir à ce désir de la Catalogne, ils ont choisi la plus brutale. La Cour constitutionnelle, contrôlée par le Parti populaire, a annulé en 2010 un accord politique sur l'autonomie catalane, sur base d'une interprétation illégale de la Constitution (...). Nous ne nous sommes pourtant jamais réfugiés dans la violence", a-t-il indiqué.