International A chaque entrevue entre Emmanuel Macron et Donald Trump, beaucoup d'analyses sont portées sur le rapport de force entre les deux présidents, avec notamment cette poignée de main particulièrement virile du Français envers son homologue américain. La dernière en date, celle lors du sommet de l'Otan à Bruxelles, est pour le moins surprenante.

Selon le site Axios, Emmanuel Macron aurait tout simplement retourné à son encontre les techniques de négociations prônées par Donald Trump dans son ouvrage Trump: The Art of the Deal. Le livre sorti en 1987 et dans lequel le selfmade man exposait ses principes pour maximiser ses chances de succès.

En marge du sommet de l'Otan des 11 et 12 juillet dernier à Bruxelles, les deux présidents se sont entretenus durant près d'une heure. Une entrevue durant laquelle l'épineuse question de la guerre commerciale initiée par Donald Trump s'est retrouvée sur la table. C'est alors que, selon un témoin de la discussion, ce dernier à demandé au locataire de l'Elysée qu'il serait idéal pour l'Union européenne de négocier avec les Etats-Unis.

Ce à quoi Emmanuel Macron a répondu par la négative, affirmant qu'il n'était pas favorable à des négociations sous l'emprise de la menace. "J'ai lu Art of the Deal " ajoute le président français. "Je sais que nous devons d'abord riposter afin d'avoir un certain poids dans la négociation."

Ce qui apparaît particulièrement important avec cette anecdote selon Axios, c'est la faculté qu'a eue Emmanuel Macron à saisir, comme beaucoup d'autres dirigeants de ce monde, que la seule manière de faire comprendre quelque chose à Donald Trump était un langage transactionnel, non-nuancé et projetant directement la force. Une leçon également apprise par Xi Jinping qui n'a, par exemple, pas hésité à riposter en proportion aux droits de douane imposés par Trump vis-à-vis de la Chine.

Notons enfin que cette révélation d' Axios fait aujourd'hui grand bruit outre-Atlantique, où Donald Trump se trouve de plus en plus dans une position délicate, essentiellement depuis son attitude jugée trop conciliante envers Vladimir Poutine par de nombreux média set spécialistes.