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L’enquête ouverte par la justice dans le dossier libyen comporte de multiples chefs d’accusation : "trafic d’influence", "faux et usage de faux", "abus de bien sociaux", "blanchiment, complicité et recel de ces délits". Mais il s’agit d’une information judiciaire "contre X", qui ne vise donc pas explicitement Nicolas Sarkozy. Pour l’heure, l’ancien chef de l’Etat n’est d’ailleurs pas mis en examen. 

Il l’est en revanche dans deux autres dossiers : l’affaire dite des "écoutes", liée au dossier Bettencourt, dans laquelle il est soupçonné d’avoir essayé d’obtenir illégalement des informations auprès d’un magistrat. L’ancien chef de l’Etat a été mis en examen pour "corruption active", "trafic d’influence", et "recel de violation du secret professionnel". Il risque jusqu’à dix ans de prison. Il a également été mis en examen dans le dossier Bygmalion, lié cette fois à sa campagne de 2012. Il est soupçonné de "financement illégal de campagne électorale", passible d’une peine de 3 750 euros d’amende et d’un an de prison. 

Il a par ailleurs été mis hors de cause dans un certain nombre de dossiers : l’affaire Bettencourt elle-même, dans laquelle il avait été mis en examen pour "abus de faiblesse", s’est soldée par un non-lieu "en l’absence de charges suffisantes". Ou encore l’affaire Karachi, liée à de possibles rétrocommissions sur des ventes d’armes pour financer la campagne d’Edouard Balladur en 1995. Un dossier dans lequel Sarkozy avait été cité, mais non visé. Enfin, la justice s’interroge sur son rôle dans l’affaire des sondages de l’Elysée, qui concerne des contrats entre la présidence et des instituts de sondages. Son ancien conseiller sulfureux, Patrick Buisson, est mis en examen dans ce dossier. Sarkozy pourrait en revanche être couvert par son immunité présidentielle.  

© AFP