International Suivi par les services de renseignement français, le profil de Rédouane Lakdim ne les avait pas interpellés car aucun signe de radicalisation n'avait été décelé.

L'identité de l'assaillant, qui a tué au moins trois personnes lors d'une triple attaque dans le sud de la France, a été révélée par Gérard Collomb, ministre de l'Intérieur lors de la la visite de ce dernier sur les lieux de la prise d'otages dans le supermarché Super U de Trèbes.

D'origine marocaine, l'homme était âgé de 26 ans et était connu des services de police français pour des délits mineurs, notamment une participation à des trafics de stupéfiants.

Présent activement sur des réseaux salafistes en ligne, il avait été à ce titre suivi par les services de renseignement, indiquait le ministre de l'Intérieur. "Mais rien ne laissait présager un passage à l'acte", car "aucun signe de radicalisation" n'avait été repéré dans son profil.

Pourtant, et c'est bien là que le bât pourrait blesser, il était fiché à la DGSI, la direction générale de la Sécurité intérieure, ainsi qu'à la FSPRT, le fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste. Lors de la première vague de départs de combattants en Irak et en Syrie, il avait montré un intérêt pour aller combattre dans les zones de combats.

Se présentant comme un "soldat du djihad", il a réclamé la libération de Salah Abdeslam lors de ses pourparlers avec les forces d'intervention.

Solitaire, il habitait à Carcassonne, où la première attaque sur des CRS a eu lieu, et menait une vie en apparence ordinaire, comme l'explique Le Parisien. Vivant avec ses parents, et ses nombreuses sœurs (au nombre de trois ou quatre), il avait conduit l'une d'elles à l'école le matin-même de la triple attaque. Il était très "calme", "sympa" et avait "toujours un mot gentil" révélait une voisine au quotidien de la capitale.

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