International Depuis son indépendance, le pays voit partir ses forces vives.

"Je veux partir." Dès l’introduction de son article "Ne pas renoncer à l’amour", Ioulia Mostova se veut provocatrice. Partir, quitter l’Ukraine pour fuir sa corruption, ses problèmes, ses mauvaises infrastructures, et se bâtir une nouvelle vie ailleurs. Le pays fête, ce 24 août, les 26 ans de son indépendance de l’URSS. Mais la question du départ taraude, voire hante, l’auteure. Et, avec elle, des millions d’Ukrainiens.

Le vif débat lancé par son article, amplifié par des milliers de partages et commentaires sur les réseaux sociaux, témoigne d’une interrogation existentielle, voire d’un profond malaise. Dans un pays en mutation depuis la révolution de la dignité de l’hiver 2013-2014, et dans un contexte de guerre d’attrition à l’Est, Ioulia Mostova a réussi sa provocation.

Provocatrice, l’auteure l’est en pleine conscience. Car elle n’est pas partie. Après avoir exposé plusieurs raisons de se donner une chance à l’étranger, elle s’applique à défendre son pays, ses beautés, ses ressources, son potentiel et ses habitants. Leur détermination à se transformer, leur résistance face à l’adversité, leurs accomplissements. Ioulia Mostova veut y croire, et se donner la possibilité de rester auprès de sa famille.

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