International

Quarante-six Casques bleus de nationalité ghanéenne, accusés d'abus sexuels sur des femmes, ont été relevés samedi de leurs fonctions au Soudan du Sud, a annoncé lundi l'ONU, alors que le patron de l'Organisation Antonio Guterres, a édicté une politique de zéro tolérance à ce sujet. Déployés dans le nord-ouest au Soudan du Sud, ces policiers ont été rapatriés à Juba où ils ont été mis à l'isolement.

Cette décision a été prise au vu d'une enquête préliminaire qui a montré que ces Casques bleus "étaient engagés dans des activités sexuelles avec des femmes" vivant sur des sites de protection de civils gérés par l'ONU, a précisé lors de son point-presse quotidien le porte-parole des Nations unies, Stéphane Dujarric.

Certains policiers du contingent de l'ONU sont accusés "d'avoir monnayé des rapports sexuels", a-t-il précisé, rappelant que la "tolérance zéro" s'appliquait au sein de la mission des Nations Unies dans ce pays, "sans aucune excuse ni autre approche face aux abus et exploitations sexuelles".

Le Ghana coopère avec l'ONU depuis le début de plaintes reçues le 8 février, a aussi indiqué le porte-parole.

En vertu des règles de l'ONU, il revient au pays d'origine d'un Casque bleu soupçonné de mauvais comportement de le juger après une enquête menée conjointement avec les Nations unies.

L'ONU compte 7.000 militaires et 900 policiers au Soudan du Sud. Environ 200.000 Sud-Soudanais vivent dans des camps sous la protection de Casques bleus.

Deux ans et demi après son indépendance, le Soudan du Sud a plongé en décembre 2013 dans une guerre civile qui a fait des dizaines de milliers de morts, quatre millions de déplacés et provoqué une crise humanitaire catastrophique.