International

Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées mercredi de 18H00 à 19H00 place de l'Albertine à Bruxelles, en solidarité avec le peuple grec. Des discours ont été tenus, dénonçant la dictature de l'Eurogroupe et de l'Union européenne au service des banques. Les participants parmi lesquels des représentants du syndicat CSC, des sympathisants du mouvement citoyen Hart boven hard ou encore des eurodéputés du parti Podemos soutiennent la résistance du peuple grec face au pillage de son économie.

Tosi Pietro, membre du MOC (Mouvement Ouvrier Chrétien) Bruxelles, demande le respect formel du référendum du peuple grec, qui a dit non à plus de 60% le 25 juin dernier à la proposition d'accord entre la Grèce et ses créanciers. "Le peuple grec est à nouveau victime aujourd'hui d'un chantage de l'Union européenne. Le non du référendum n'a pas été respecté et nous voulons défendre son choix."

Jan Busselen, co-organisateur de l'événement et membre de Hart boven hard, ajoute que la détérioration des conditions de vie du peuple grec est à mettre en lien avec les atteintes à la démocratie. "On considère que l'Europe agit d'une façon anti-démocratique. En Grèce, un million de pensionnés vivent avec une pension de 500 euros. Le pouvoir d'achat a chuté de 40%. Les gens vont chercher ce qu'on peut appeler de l'aide humanitaire. La situation est catastrophique."

Lundi, la Grèce a conclu avec le reste de la zone euro un accord à l'arraché qui devait lui permettre de négocier un troisième plan d'aide internationale, évalué entre 82 et 86 milliards d'euros sur trois ans. L'accord doit être approuvé mercredi soir par le parlement grec, avec un risque pour le Premier ministre Alexis Tsipras de perdre sa majorité parlementaire.