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Plusieurs dizaines de militants d'opposition qui se rendaient lundi à l'aéroport de Lubumbashi dans le sud-est de la République démocratique du Congo (RDC) accueillir leur chef de file ont été dispersés à coups de gaz lacrymogènes, a constaté un correspondant de l'AFP. Le président du Rassemblement, la principale coalition d'opposition, Félix Tshisekedi, était attendu à 13H30 (11H30 GMT) à Lubumbashi (sud-est), deuxième ville de la RDC.

Vers 11H00, plusieurs dizaines de militants d'opposition qui convergeaient vers l'aéroport de Lubumbashi ont été dispersés à coups de gaz lacrymogènes et de matraques. Deux d'entre eux ont été arrêtés par des policiers anti-émeutes déployés dans la ville tôt le matin.

"L"ordre a été donné par la mairie de Lubumbashi de disperser tout attroupement de plus de cinq personnes", a déclaré à l'AFP le général Paulin Kyungu, chef de la police de la province du Haut-Katanga.

La Mission de l'ONU en RDC (Monusco) a appelé les autorités à libérer immédiatement des militants d'opposition (28 selon la police et 48 selon leur parti) arrêtés la veille alors qu'ils participaient à une réunion privée au siège local du parti historique d'opposition l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS).

La RDC traverse une crise politique profonde liée au maintien au pouvoir du président Joseph Kabila dont le mandat a expiré le 20 décembre 2016. La Constitution ne lui permet pas de se représenter mais l'autorise à rester en fonction jusqu'à l'élection de son successeur.

Le chef de l'opposition congolaise, Félix Tshisekedi, a dernièrement qualifié de déclaration de "guerre au peuple congolais" l'annonce du président de la Commission chargée d'organiser des élections en RDC, Corneille Nangaa, selon laquelle il n'y aurait pas d'élection pour la succession de M. Kabila avant 2019.