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Le président du Rassemblement de l'opposition congolaise (Rassop), Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, a annoncé samedi sa candidature à la succession de son défunt père, Etienne Tshisekedi wa Mulumba, à la présidence de l'Union pour la Démocratie et le Progrès social (UDPS, le plus ancien parti d'opposition en République démocratique du Congo), rapporte dimanche la presse locale.

Cette candidature devra être examinée par un congrès extraordinaire du parti, la "fille aînée de l'opposition", reporté à la fin du mois de mars après avoir été initialement prévu les 26 et 27 février.

Devant les cadres et militants du parti, réunis samedi à Kinshasa lors d'une matinée politique, Félix Tshisekedi a sollicité un débat contradictoire avec les autres candidats au sujet de leur projet pour ce parti politique, qui reste pour le moment la première force de l'opposition, selon le site d'information Actualité.cd.

Si Félix Tshisekedi est élu à la tête de l'UDPS pour succéder à son père, Etienne Tshisekedi wa Mulumba, décédé le 1er février 2017 à Bruxelles à l'âge de 84 ans, des suites d'une embolie pulmonaire, "il sera candidat à la présidentielle", selon le porte-parole et secrétaire national du parti, Abraham Luakabuanga.

Des élections présidentielle, législatives et provinciales sont prévues en RDC le 23 décembre prochain pour organiser le départ du président Joseph Kabila, dont le second mandat constitutionnel a pris fin le 19 décembre 2016.

L'UDPS est membre du Rassemblement de l'opposition (Rassop) dont deux autres membres ont déjà fait acte de candidature à l'élection présidentielle.

Il s'agit de l'ex-gouverneur du Katanga Moïse Katumbi Chapwe, passé à l'opposition en 2015 avec sept partis qui ont formé le "G7", et d'un député, Martin Fayulu.

M. Katumbi, qui vit en exil en Belgique, a réuni ce week-end quelque 200 de ses partisans en Afrique du sud pour s'efforcer de définir une stratégie pour la présidentielle du 23 décembre et créer une nouvelle plate-forme, qui pourrait s'appeler les Forces du Changement.

Félix Tshisekedi a toutefois affirmé samedi à Kinshasa que "ce que Moïse Katumbi fait en Afrique du Sud n'est pas une trahison".

"Il m'en avait parlé depuis décembre 2017. Le Rassop n'étant pas une plateforme électorale, les membres peuvent mener les activités politiques de leur choix", a dit le président du Rassemblement.

Un autre parti revendique l'héritage politique d'Étienne Tshisekedi et le nom de l'UDPS, celui de l'actuel Premier ministre Bruno Tshibala.

La presse kinoise parle de l'UDPS-Limete pour celui de M. Tshisekedi, et de l'UDPS-Tshibala pour celui du Premier ministre.

L'UDPS-Limete considère que M. Tshibala s'est "auto-exclu" en acceptant le poste de Premier ministre proposé par M. Kabila.