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Le président de l'Assemblée nationale congolaise, Aubin Minaku Ndjalandjoko - parfois présenté comme un dauphin potentiel du président Joseph Kabila -, a proposé la création d'une cour spéciale en République démocratique du Congo (RDC) pour réprimer les crimes internationaux commis, rapportent lundi des médias locaux. 

La création d'une telle cour permettra à l'État congolais d'être un exemple de répression des crimes qui violentent la conscience universelle, a-t-il expliqué lors de la soutenance de sa thèse de doctorat samedi à l'Université de Kinshasa (Unikin).

"Il nous faut devenir un État pilote en matière de répression des crimes internationaux en Afrique dans le monde. Raison pour laquelle, je suggère la création d'une cour spéciale congolaise pour réprimer les crimes internationaux. Nous garantissons la souveraineté judiciaire. Une cour spéciale qui devra être mise en place par une loi congolaise. Mais une loi qui sera précédée par un accord négocié avec les Nations Unies et l'Union africaine", a expliqué M. Minaku.

Il a ajouté que l'objectif poursuivi dans sa proposition est de lutter contre l'impunité face aux crimes de guerre, entre autres.

A l'issue de sa défense de thèse, M. Minaku, qui est également secrétaire général de la Majorité présidentielle (MP, soutenant l'action de M. Kabila), a été proclamé docteur en droit international avec la mention "la plus grande distinction".