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Plus de 500 personnes ont été tuées et plus de 1.000 autres enlevées dans les provinces des Kivu (est de la République démocratique du Congo) au cours des six derniers mois de cette année, affirment l'ONG Human Rights Watch (HRW) et le Groupe d'étude sur le Congo de l'Université de New York dans un rapport publié jeudi. Les deux partenaires ont lancé un projet conjoint visant à rendre compte des pires violences commises dans les provinces du Nord et du Sud-Kivu à l'aide de cartes, de graphiques et de rapports analytiques.

Selon les premiers résultats de ce baromètre, de juin à novembre 2017, au moins 526 civils ont été tués dans les Kivu, au moins 1.087 personnes ont été enlevées ou kidnappées pour obtenir une rançon, et il y a eu au moins onze incidents de viols massifs, indique le rapport.

"Alors que les civils font l'objet d'attaques alarmantes dans l'est de la RDC, le baromètre sécuritaire du Kivu fournira aux décideurs politiques, aux journalistes, aux activistes et autres personnes concernées un nouvel outil innovant permettant de mieux comprendre les violences", a expliqué, la directrice pour l'Afrique centrale à Human Rights Watch, Ida Sawyer, dans un communiqué.

"Nous espérons que le Baromètre sera utilisé pour s'attaquer plus efficacement aux causes profondes du conflit en RDC, pour soutenir les communautés affectées et demander des comptes aux responsables", a-t-elle ajouté.

Depuis que le baromètre a commencé à documenter les incidents en juin, une équipe de 14 chercheurs congolais basés au Nord-Kivu et au Sud-Kivu se sont entretenus quotidiennement avec des victimes d'abus et leurs familles, des témoins, des chefs coutumiers, des membres du clergé, des activistes et des agents du gouvernement, afin de documenter les exactions et d'identifier les acteurs armés qui les ont commises. Les collaborateurs du projet en RDC et à l'étranger vérifient ensuite leurs rapports auprès de sources fiables avant de publier les incidents sur un site web dédié.